dimanche 8 mars 2009

L'Évangile de la paix

-Et alors beaucoup de malades et des paralytiques vinrent vers Jésus et lui dirent: «Si Tu connais toutes choses, Tu peux nous dire pourquoi nous devons souffrir de tant de maux douloureux. Pourquoi ne sommes-nous pas en santé comme les autres hommes? Maître, guéris-nous afin que nous aussi nous redevenions fortes et que nous ne soyons pas accablés plus longtemps par notre misère. Nous savons que Tu as le pouvoir de guérir toutes sortes de maladies. Libère-nous de Satan et de tous les maux terribles dont il nous navre. Maître, aie pitié de nous!»
Et Jésus leur répondit: «Heureux êtes-vous d'avoir faim de Vérité, car je vous donnerai satisfaction en vous offrant le pain de la sagesse. Heureux êtes-vous d'avoir frappé, car j'ouvrirai pour vous de vouloir échapper au pouvoir de Satan, car je vous conduirai dans le royaume des anges de Notre Mère, là où le pouvoir de Satan ne peut pénétrer.»
Et grandement surpris, ils demandèrent: Où est Notre Mère et qui sont ses anges? Où se trouve sont royaume?»
«Votre Mère est en vous et vous êtes en Elle. C'est Elle qui vous a enfantés et qui vous a donné la vie. C'est à Elle qui vous êtes redevables de votre corps, et c'est à Elle que vous devrez le rendre un jour. Heureux serez-vous lorsque vous serez arrivés à la connaître, Elle et son royaume, lorsque vous recevrez les anges de votre Mère et lorsque vous vous conformerez à ses lois. Je vous le dis, en vérité, celui qui est arrivé à cela ne verra jamais la maladie, car le pouvoir de votre Mère domine tout. Et il détruit Satan ainsi que son royaume; et la loi de votre Mère régit tous vos corps comme tous les êtres vivants.

- »Si vous croyez aux anges de la Mère, la Terre, et si vous respectez leurs lois, votre foi vous soutiendra et vous ne verrez jamais la maladie. Ayez en outre la foi en l'amour de votre Père céleste, car celui qui met sa confiance en Lui, ne sera jamais déçu et ne verra pas même la mort.
»Aimez-vous les uns les autres, car Dieu est amour et c'est ainsi que Ses anges connaîtront que vous marchez dans Ses sentiers. Et alors, tous Ses anges viendront à vous et vous serviront. Et Satan, avec tous ses péchés, toutes ses maladies et toutes ses impuretés quittera votre corps. Allez, renoncez à vos péchés, faites repentance vous-mêmes, baptisez-vous vous-mêmes afin que vous puissiez renaître et ne plus jamais pécher. »
Alors Jésus se leva. Cependant tous les autres restaient assis, car chacun était pénétré par le pouvoir de sa parole. Les nuages s'étant séparés, la pleine lune apparut en ce moment et Jésus fut baigné dans cette lumière. Et, de sa chevelure, des étincelles jaillissaient en l'air, et II se tenait au milieu d'eux dans la lumière lunaire, semblant planer au-dessus du sol. Or, personne ne bougeait ni même ne proférait un son. Et personne ne se rendait compte de la durée du temps qui s'écoulait, car le temps demeurait immobile.
Alors Jésus, étendant ses mains sur eux, leur dit:
«La Paix soit avec vous ! »
Et c'est ainsi qu'il les quitta aussi doucement que la brise légère balance les feuilles des arbres.
Et pour un long temps, tous les assistants restèrent tranquillement assis, puis, dans le silence, les uns après les autres, ils reprirent conscience comme des hommes se réveillant d'un long rêve. Mais personne ne voulait s'en aller, comme si les paroles de Celui qui les avait quittés résonnaient encore à leurs oreilles. Et ils restaient assis comme écoutant une merveilleuse musique.
A la fin, cependant, l'un deux dit avec une certaine crainte : « Comme il est bon d'être ici. » Un autre ajouta: «Si seulement cette nuit pouvait durer éternellement. » Et d'autres encore : « Si seulement II voulait toujours demeurer avec nous. »
Et c'est ainsi qu'ils parlaient entre eux, car, tous, ils étaient plus ou moins pauvres, boiteux, aveugles, estropiés, mendiants, sans foyer, méprisés à cause de leur misère ; celle-ci suscitait un mouvement de pitié, leur permettant de trouver refuge pour quelques jours dans certaines maisons. Il y avait même certains d'entre eux qui possédaient ces deux choses : maison et famille et cependant ils disaient : « Nous aussi, nous voulons demeurer avec vous. » Car chacun sentait que les paroles de Celui qui s'en était allé unissaient la petite compagnie par des liens invisibles. Et tous sentaient qu'ils venaient de vivre une nouvelle naissance.


Et lorsque les lumineux rayons du soleil apparurent à l'Orient, tous ils perçurent que c'était le soleil annonçant la venue du royaume de Dieu. Et, le visage rayonnant de joie, ils s'en allèrent à la rencontre des anges de Dieu. Et beaucoup d'impurs et de malades suivirent les conseils de Jésus et se rendirent sur le bord de la rivière aux flots mouvants. Ils se déchaussèrent et se dévêtirent ; ils jeûnèrent, abandonnant leurs corps aux anges de l'air, de l'eau et des rayons du soleil. Alors les anges de la Mère, là Terre, les embrassèrent, prenant possession de leurs corps tant à l'intérieur qu'à l'extérieur. Et chacun d'eux vit ses maux, tous ses péchés et toutes ses impuretés le quitter en toute hâte.

Un autre dit encore: « Moïse, le plus grand qui fut en Israël, permit à nos pères de manger de la viande des animaux purs et interdit seulement la viande des animaux impurs. Pourquoi donc nous interdis-tu l'usage de la chair de toutes les bêtes? Quelle est la voix qui vient de Dieu? Est-ce celle de Moïse ou la tienne ? »
Et Jésus répondit: « Dieu a donné à vos pères, par l'entremise de Moïse, dix commandements. «Ces commandements sont trop durs», déclarèrent vos pères et ils ne purent les garder. Lorsque Moïse vit cela, il eut compassion de son peuple et il ne voulut pas qu'il périsse. Alors il leur donna dix fois dix commandements un peu moins durs afin qu'ils puissent les suivre. Je vous le dis, en vérité, si vos ancêtres avaient été capables de suivre les dix commandements de Dieu, Moïse n'aurait pas eu besoin de donner ces dix fois dix commandements.
Et tous étaient émerveillés de cette sagesse et ils Lui dirent: « Continue, Maître, et enseigne-nous toutes les lois que nous sommes capables de comprendre. »
Et Jésus continua: « Dieu a donné ce commandement à vos pères: «Tu ne tueras point.» Cependant leur cœur était endurci et ils huèrent. Alors Moïse désira qu'au moins ils ne tuassent pas des hommes et il leur permit de mettre à mort les animaux. Mais alors le cœur de vos pères s'endurcit encore plus et ils tuèrent indifféremment hommes et bêtes. Quant à moi, je vous dis: « Ne tuez ni hommes ni bêtes et ne détruisez pas les aliments que vous portez à votre bouche, car si vous mangez des aliments vivants, ceux-là vous vivifieront : mais si vous tuez pour obtenir votre nourriture, la chair morte vous tuera à son tour. Car la vie procède seulement de la vie, et de la mort ne sort toujours que la mort. Et tout ce qui tue vos aliments, tue aussi votre corps. Et tout ce qui tue vos corps tue également vos âmes.
»Et vos corps deviendront semblables à votre nourriture, de même que vos esprits seront également analogues à vos pensées. Voilà pourquoi vous ne devez manger rien de ce que le feu, le froid ou l'eau ont transformé. Car les aliments cuits, gelés ou avariés, brûlent, refroidissent et empoisonnent aussi votre corps. Ne soyez pas comme un laboureur insensé qui sèmerait sur sa terre des graines cuites, gelées ou gâtées. Car l'automne venu, il ne récoltera rien de ses champs. Et grande sera sa détresse. Au contraire soyez comme le laboureur qui sème dans son champ des graines pleines de vie; alors ses champs portent des épis de froment gonflés de vie, lui rendant au centuple les graines qu'il y avait semées. Car je vous le dis, en vérité, vivez uniquement par le feu de vie et n'apprêtez pas vos aliments avec le feu de mort qui tue aussi bien votre nourriture que vos corps et vos âmes. »
Ne consommez pas d'aliments impurs qui sont apportés des contrées lointaines, mais mangez tout ce que vos arbres produisent. Car votre Dieu sait bien et le temps et le lieu des aliments dont vous avez besoin. Et il donne pour nourriture, à tous les peuples de tous les royaumes, ce qui est le meilleur pour chacun. Ne mangez pas comme le font les païens qui se bourrent en hâte de toutes sortes d'abominations de Satan. Et de fait, la force des anges de Dieu entre en vous avec les aliments vivants que le Seigneur vous offre à sa table royale.
» Aussi, lorsque vous prenez votre repas, pensez que vous avez au-dessus de vous l'ange de l'air et au-dessous de vous l'ange de l'eau. Chaque fois que vous mangez, respirez lentement et profondément afin que l'ange de l'air puisse bénir vos repas. Et surtout, mastiquez bien votre nourriture avec vos dents jusqu'à ce qu'elle prenne une consistance fluide et que l'ange de l'eau la transforme en sang dans votre organisme. Mangez donc lentement, comme s'il s'agissait d'une prière que vous adressez au Seigneur. Car je vous le dis, en vérité, la puissance de Dieu entrera en vous, si, à sa table, vous mangez de cette manière. Quant à ceux en lesquels les anges de l'air et de l'eau ne descendent pas au moment des repas, Satan transforme leur corps en marécage putride. Alors le Seigneur ne les souffre plus à sa table.
» Car la table du Seigneur est un autel et celui qui mange à la table de Dieu est dans un temple. Car je vous le dis, en vérité, les Fils de l'Homme voient leur corps transformé en un temple et leur intérieur est un autel dès qu'ils suivent les commandements de Dieu.

Et tous, avec Jésus, priaient le Père céleste et la Mère, la Terre.
Puis après avoir prié, Jésus leur dit encore : « De même que vos corps ont été régénérés par les anges de votre Mère, la Terre, puisse votre esprit régénéré de la même manière par les anges de votre Père céleste. Devenez donc de véritables Fils de votre Père et de votre Mère et de vrais Frères des Fils des Hommes.

» Bienheureux seront ceux qui luttent pour la paix, car ils trouveront la Paix de Dieu. Allez et ne péchez plus. Et donnez à chacun votre paix, de même que je vous donne ma Paix. Car ma paix procède de Dieu.
« La Paix soit avec vous ! »
Alors II les quitta.
Et sa Paix descendit sur eux tous; et dans leur cœur prit place l'ange de l'amour, dans leur tête la sagesse de la loi et dans leurs mains le pouvoir de la renaissance, et ils s'en retournèrent parmi les Fils des Hommes pour apporter la lumière de la Paix à ceux qui luttaient encore dans les ténèbres.
Et ils se quittèrent, se saluant l'un l'autre par cette salutation:

« La Paix soit avec vous ! »

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