vendredi 30 avril 2010

Imposer la burqa pourrait mener en prison avec la future loi

Le projet de loi quasi définitif sur l'interdiction du voile intégral prévoit une amende de 150 euros pour les personnes qui dissimulent leur visage dans l'espace public et jusqu'à un an de prison et 15.000 euros d'amende pour celles qui les y obligent.

Ces informations, dévoilées vendredi par Le Figaro, ont été confirmées à Reuters par une source proche du dossier.


Le texte, porté par la ministre de la Justice Michèle Alliot-Marie, sera présenté en conseil des ministres le 19 mai. Le Premier ministre François Fillon a demandé aux députés de la majorité qu'il soit définitivement adopté à la mi-septembre.

"Il y a à la fois une contravention de deuxième classe pour la personne qui se dissimule le visage et un délit puni d'un an d'emprisonnement et 15.000 euros d'amende pour la personne qui oblige un tiers à se dissimuler le visage", a dit cette source.

Priée de commenter le chiffre de 150 euros d'amende cité par Le Figaro, elle a ajouté : "C'est le chiffre actuel et il n'y a pas de raison que ça bouge."

Jeudi, les députés belges se sont prononcés à une très large majorité en faveur de l'interdiction de la burqa dans les lieux publics.

Le projet de loi français devrait comprendre sept articles.

Selon Le Figaro, qui dit s'être procuré le texte, le premier stipule que "nul ne peut, dans l'espace public, porter une tenue destinée à dissimuler son visage".

Le deuxième prévoit qu'imposer à une personne de dissimuler son visage par "la violence, la menace, l'abus de pouvoir ou d'autorité" deviendra un délit passible d'un an de prison et de 15.000 euros d'amende, poursuit le quotidien.

Ce nouveau délit serait intégré dans le chapitre 5 du Code pénal qui traite les atteintes à la dignité de la personne.

"Au nom des principes, nous avons opté pour une interdiction totale mais nous avons décidé des peines légères car les femmes sont souvent victimes", a déclaré au Figaro un des rédacteurs du projet de loi.

"Cette loi n'est pas faite pour protéger la société française de l'islamisme mais bien les femmes et leurs droits", a-t-il ajouté.

LE CFCM PLUTÔT SATISFAIT

Au début de la semaine, les socialistes avaient annoncé qu'ils pourraient voter la loi si le texte prenait en compte les préventions du Conseil d'Etat.

Consultée en février, la juridiction administrative avait émis des doutes sur une loi d'interdiction totale du voile intégral, qui pourrait violer la Constitution, notamment le principe de liberté de conscience.

"Nous constatons que le gouvernement maintient son intention de promulguer une interdiction générale qui soulève des risques importants quant à sa constitutionnalité", explique le président du groupe socialiste à l'Assemblée, Jean-Marc Ayrault, dans un communiqué.

C'est pourquoi le PS déposera mardi une proposition de loi alternative. "Elle vise au même objectif que le gouvernement : faire disparaître le voile intégral mais en veillant au respect de nos principes de droit (...) et à la volonté de rassembler tous les Français quelle que soit leur appartenance", souligne le député-maire de Nantes.

Il exhorte le gouvernement et la majorité à avoir "le même esprit d'ouverture et recherche avec tous les républicains la voie d'une loi qui libère et apaise".

Les socialistes voteront en revanche la résolution parlementaire contre le voile intégral, qui n'a pas de pouvoir contraignant, lors de sa présentation à l'Assemblée le 11 mai.

Avant la présentation de la loi, voulue par Nicolas Sarkozy, le Premier ministre a commencé à consulter les dirigeants religieux et politiques cette semaine.

Lundi, il a reçu les représentants du Conseil français du culte musulman (CFCM) qui lui ont redit leur double opposition, au voile intégral et à un texte d'interdiction, et qui ont déploré un climat de stigmatisation de l'islam.

Vendredi, le président du CFCM, Mohammed Moussaoui, a toutefois semblé satisfait du texte gouvernemental.

"Le premier article ne fait référence à aucune religion", a-t-il noté sur RMC et BFM TV. De plus, "l'application de la loi sera précédée d'une période de pédagogie au minimum de six mois et les personnes qui obligeraient (les femmes) à porter la burqa seront plus sanctionnées" qu'elles, a-t-il souligné.

source: http://fr.reuters.com/

vendredi 23 avril 2010

Israël : pas de mini-jupe pour les pom pom girls

Jérusalem, Israël – L’équipe de pom-pom girl du club de basket-ball Hapoel Jérusalem a dû opter pour des tenues en adéquation avec les supporters de l’équipe, des juifs orthodoxes, c'est-à-dire, sans décolleté ni jambes nues.


Le style des pom pom girls de l’équipe de basket-ball de Jérusalem est "religieusement correct", voilà le qualificatif employé. Dès lors, afin de ne pas heurter les mœurs liées à la religion de chacun, les pom pom girls ne peuvent exhiber leurs jambes ou leur poitrine, optant pour un collant sous la jupe, seule le dos et les bas étant dénudés. Pas de pose sexy, évocatrice ou provocatrice également, à l’instar des pom pom girls américaines qui s’amusent, elles, de leur image sexy. Lorsque le club s’est doté de cette équipe de pom pom girls, beaucoup s’y sont opposés, les juifs orthodoxes et les associations féministes en première ligne, deux groupes habituellement opposés.

Et le député d’un parti orthodoxe d’expliquer que s’il n’a rien en particulier contre les pom pom girls, les oppositions sont surtout religieuses puisque selon la religion orthodoxe juive, les femmes doivent être couvertes des poignets aux chevilles. Les jeunes filles ont pourtant obtenu le droit de danser lors des matchs, conscientes que le spectacle qu’elles proposent n’est pas apprécié de tous. Et leur chorégraphe de préciser que rien ne peut leur être reproché, tant leurs costumes sont sobres, et leur comportement irréprochable.

source: zigonet.com

samedi 17 avril 2010

L'interdiction de la burqa en Europe scandalise des Afghanes

Fervente promotrice des droits des femmes, la députée afghane Shinkai Karokhail estime qu'il est aussi scandaleux de vouloir interdire la burqa que d'obliger les femmes à la porter.

A l'image de nombreuses Afghanes, la parlementaire considère que les efforts déployés en Europe, notamment en France, pour interdire voiles et burqas restreignent le choix des musulmanes dans des pays qui, jusque-là, étaient en première ligne pour défendre les droits des personnes.


"Il ne faut pas que les pays démocratiques deviennent des dictatures et les musulmanes ne doivent pas être privées des options qui s'offrent à elles. Elles doivent pouvoir choisir", déclare Shinkai Karokhail.

"Sinon, quelle est la différence entre obliger une femme à porter une burqa et la contraindre à ne pas en porter? C'est de la discrimination."

La France, qui regroupe la plus grande communauté musulmane d'Europe, l'Italie et la Belgique envisagent d'interdire le voile intégral, ou burqa, et les voiles appelés niqab, perçus pas une grande majorité d'occidentaux comme un assujettissement de la femme.

En France, les députés de la majorité comme de l'opposition estiment que la burqa va à l'encontre du principe de laïcité mais le Conseil d'Etat a jugé fin mars qu'une interdiction totale de la burqa présenterait de "sérieux risques" constitutionnels" et "ne pourrait trouver aucun fondement juridique incontestable".

En Afghanistan, le port de la burqa était obligatoire sous le régime des taliban renversé fin 2001 par l'armée américaine. Ce type de voile reste néanmoins largement porté, en particulier dans les zones rurales et dans le Sud.

PUNIR LES HOMMES

Si Shukriyami Ahmadi, fonctionnaire de 35 ans, ne porte plus la burqa, elle n'a que mépris pour les gouvernements occidentaux qui tentent de l'interdire. "Cela montre qu'ils utilisent la démocratie, la liberté de religion et la question des droits de l'homme seulement lorsque cela leur convient", dit-elle.

Selon elle, une législation sur la burqa pourrait faire le jeu des taliban qui bénéficieraient du soutien de musulmans offensés et recruteraient plus facilement.

Farida, 20 ans, étudiante à l'université, estime qu'en souhaitant interdire la burqa, l'Occident fait deux poids deux mesures. "Je n'ai jamais porté la burqa et je ne l'aime pas", confie-t-elle. "Mais pourquoi l'Occident, qui se présente comme un partisan de la démocratie, prend-il une telle décision? Ça me rend perplexe et triste", ajoute-t-elle.

Même l'une des femmes les plus controversées du pays, l'ancienne députée Malalai Joya, s'oppose farouchement à l'interdiction de la burqa et du niqab.

Elle n'aime pas les burqas mais en porte pour se protéger des chefs de guerre qu'elle a critiqués par le passé.

"Autant je suis contre l'idée d'imposer le niqab à une femme, autant je suis opposée à l'idée d'une interdiction totale. Cela relève d'une décision personnelle et ça devrait être aux femmes de décider si elles préfèrent en porter ou non", a-t-elle écrit à Reuters dans un courriel.

"Cela va à l'encontre des principes de base de la démocratie d'empêcher un individu de porter les vêtements de son choix. Ces gouvernements devraient plutôt punir les hommes qui obligent les femmes à porter le niqab. Si une femme le porte de son plein gré, il ne devrait pas y avoir d'interdiction."

source: http://fr.reuters.com/

lundi 12 avril 2010

Le magazine satirique allemand Titanic provoque la colère des catholiques


Cette couverture du magazine satirique allemand « Titanic » ne passe pas du tout chez les catholiques…

En plein scandale des prêtres pédophiles, on découvre un ecclésiastique face à Jésus sur la croix, sous le titre "Kirche heute" (l'église aujourd'hui), révèle L'Essentiel.


La position du religieux ne prête pas à confusion…

Le conseil allemand de la presse a déjà reçu plus d’une centaine de réclamations.

Et deux plaintes ont été déposées contre le magazine pour incitation à la haine.

Leo Fischer, le rédacteur en chef de Titanic ne semble pas préoccupé par le scandale provoqué par sa couverture.

D’ailleurs il en donne une toute autre interprétation :

« Cette couverture ? On y voit juste un prêtre prier devant le Christ. Je me réjouis en outre de constater que nous avons de nombreux chrétiens parmi nos lecteurs ».

source: http://www.lepost.fr/

samedi 10 avril 2010

Benoît XVI de nouveau accusé d'avoir tardé à destituer un prêtre pédophile

La lettre envoyée en 1985 par Joseph Ratzinger (REUTERS/Handout)

Le pape Benoît XVI, soucieux du «bien de l'Eglise universelle», a traîné des pieds, dans les années 80, pour défroquer un prêtre californien accusé de pédophilie, révèlent vendredi des lettres échangées entre le Vatican et le diocèse californien d'Oakland.

Une série de lettres rendues publiques vendredi par l'avocat Jeff Anderson, et dont l'AFP a obtenu copie, décrivent les «libertés sexuelles» prises en 1978 par le père Stephen Kiesle avec «six adolescents âgés de 11 à 13 ans», des faits reconnus par l'intéressé devant la justice, selon Jeff Anderson, qui défendait plusieurs des victimes.


A sa propre demande, le père Kiesle avait demandé à être défroqué, une requête relayée auprès du Vatican par l'évêque d'Oakland John Cummins en 1981. Le Vatican répondit à l'évêque qu'il souhaitait obtenir des informations supplémentaires sur l'affaire. Elles furent envoyées par John Cummins en février 1982 au cardinal Joseph Ratzinger, futur Benoît XVI, alors à la tête de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

Réponse tardive

Il écrivait dans son courrier qu'il avait la «conviction» que défroquer le père Kiesle «ne ferait pas scandale», ajoutant: «ce serait un scandale plus grand pour la communauté si le père Kiesle retrouvait son ministère».

Malgré les demandes répétées du diocèse d'Oakland, il faudra attendre le 6 novembre 1985 pour que Joseph Ratzinger réponde à John Cummings. Dans cette réponse, rédigée en latin, le cardinal reconnaît la «gravité» de la situation mais se montre réticent à prendre une décision immédiate, soucieux des effets qu'elle pourrait avoir sur «le bien de l'Eglise Universelle».

Pour le futur pape, l'affaire doit faire l'objet «d'une attention particulière, qui nécessite beaucoup de temps». A la lecture de cette lettre, le père George Mockel, du diocèse d'Oakland, avait estimé que le Vatican «allait s'asseoir sur l'affaire jusqu'à ce que Steve (Kiesle) devienne un peu plus âgé. Je pense que c'est regrettable».

Scandales à répétition

Le père Kiesle fut finalement défroqué en 1987. Selon Jeff Anderson, un an plus tard, il travailla pendant huit mois comme coordinateur des activités pour les jeunes dans la paroisse californienne de Pinole.

Un porte-parole du Vatican, Ciro Benedettini, a assuré vendredi à l'agence Ansa que «l'alors cardinal Joseph Ratzinger n'a pas couvert le cas, comme il est clairement compréhensible en lisant la lettre, mais il a fait état de la nécessité d'étudier le cas avec une attention majeure, en ayant présent à l'esprit le bien de toutes les personnes impliquées».

Interrogé par l'AFP, Jeff Anderson affirme pour sa part que les documents montrent de façon «incontestable que le cardinal Ratzinger et le Vatican ont étouffé et continuellement nié» les affaires de pédophilie au sein de l'Eglise.

L'Eglise est secouée ces dernières semaines par une série de scandales pédophiles, accusée d'avoir gardé le silence sur des abus commis par des prêtres ou des religieux. Benoît XVI lui-même a été éclaboussé par ces scandales, accusé d'avoir couvert les abus quand il était à la tête de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

(Source AFP)

samedi 3 avril 2010

Les Américains perdent la foi dans le pape

Les Américains font de moins en moins confiance au pape Benoît XVI, alors que l'Eglise catholique est confrontée à des scandales de pédophilie en Europe et aux Etats-Unis, selon un sondage diffusé samedi par la chaîne CBS News.

Une enquête téléphonique, menée entre le 29 mars et le 1er avril auprès de 858 adultes aux Etats-Unis, révèle que le taux d'avis défavorables au pape a fait un bond de 20 % en quatre ans (24 % aujourd'hui, contre 4% en 2006). Parmi les catholiques américains, le taux d'avis favorables du pape a chuté de 13 % depuis 2006 (27 % contre 40 %), indique ce sondage. Plus des deux tiers des Américains — dont 55% de catholiques — pensent que Benoît XVI, en fonctions depuis avril 2005, a mal géré les accusations de pédophilie qui se sont multipliées contre des prêtres, selon le sondage. Seules 13 % des personnes interrogées et un catholique sur cinq ont estimé que le pape avait fait un bon travail face au scandale, conclut l'enquête.


LEMONDE.FR

jeudi 1 avril 2010

Scandales pédophiles: un avocat veut faire témoigner le pape

Il s'appelle William McMurry, il est avocat et il est bien décidé à faire exploser la vérité en appelant à la barre Benoît XVI. Cet Américain a d'ailleurs déposé une requête devant un tribunal de l'état du Kentucky pour le faire témoigner sous serment. Il accuse le Vatican d'avoir protégé pendant trop longtemps des prêtres soupçonnés de pédophilie. William McMurry a affirmé devant la presse que Benoît XVI a " découragé les procureurs de poursuivre les prêtres mis en cause et a encouragé le silence pour protéger la réputation de l'Église catholique " alors qu'il était cardinal. Pour l'avocat, nul doute que Benoît XVI était au courant des scandales pédophiles dont celui de Lawrence Murphy, accusé d'avoir violé plus de 200 garçons dans une école pour sourds du Wisconsin aux États-Unis, et doit donc témoigner au cours de procès. K.M.01/04/2010


source: http://www.elle.fr/elle/