mardi 30 novembre 2010

A quoi servent les religions ?

lefigaro.fr

Oui, parfois, on se le demande ! Et cette question de l'utilité des religions était au centre d'un débat houleux auquel j'ai été invité à participer, il y a peu, sur la chaîne "direct 8" dans le cadre d'une fort sympathique émission intitulée "les Enfants d'Abraham" où interviennent tous les quinzes jours un rabbin, un prêtre catholique et un musulman. Trop rapide parfois - télé oblige - mais détonnant et stimulant.
Voici le lien:   www.enfantsdabraham.fr

vendredi 26 novembre 2010

Le cannabis dans la religion

Vingt-sept siècles avant J.-C., les Chinois cultivaient le chanvre pour sa fibre et ses propriétés médicinales. Trois mille sept cents ans plus tard, (soit vers l’an mil de notre ère), les chinois appellent le chanvre ta-ma ou "grand chanvre" pour le distinguer des autres plantes à fibre, groupées sous le terme générique de ma. Le pictogramme du véritable chanvre est un homme de grande taille, ce qui souligne la forte relation entre le cannabis et l’homme.


Au cours des invasions de l’Europe par les tribus aryennes (entre 2300 et 1000 ans avant J.-C), ces nomades introduisirent le cannabis et ses différents usages partout où ils passèrent. A ces époques, on en faisait usage dans l’alimentation, les textiles et les huiles. De plus, la drogue qu’on en tirait constituait un lien rituel avec les dieux.

Les scythes, et par la suite, de par cet exemple, les Thraces et d’autres peuplades, vers le 6ème siècle avant J.-C., l’utilisèrent aussi en inhalation lors de leurs rîtes funéraires. Pendant des siècles, l’ "herbe sacrée" était réservée aux prêtres et aux chamans, les autres utilisateurs des propriétés exceptionnelles du cannabis étant alors considérés (par les prêtres évidemment) comme des sorciers ou des hors-la-loi, et étaient souvent condamnés à mort.

Le chanvre a entretenu une relation curieuse avec les systèmes juridiques des différentes civilisations. Sa culture a été tout à tour illégale ou au contraire obligatoire. Dans de nombreuses tribus africaines, la punition la plus grave pour un crime de sang, consistait à obliger le criminel à fumer sans interruption des quantités massives de dagga (cannabis) pendant des heures, enfermé dans une petite hutte sans ouverture, jusqu’à ce qu’il perde connaissance. Les Africains rapportent que le taux de récidive après ce traitement était pratiquement nul. La loi a été appliquée de manière violente en Europe et en Amérique, lorsque les bourreaux passaient au cou des criminels la trop fameuse "cravate de chanvre".

Dans nombre de religions, le cannabis a représenté des aspects fondamentaux comme dans :

Le shintoisme (au Japon) : on y utilisait le cannabis pour lier les couples mariés et chasser les mauvais esprits. Il passait pour être une source de joie et de bonheur dans le mariage.

L’hindouisme (en Inde) : le dieu Shiva passe pour avoir "ramené le cannabis de l’Himalaya pour la joie et l’illumination des hommes". Les prêtres "saddhu" parcourent l’Inde et le monde en partageant le "chillum", une pipe remplie de cannabis, auquel ils mélangent parfois d’autres substances. Dans la Bhagavad-gita, Krishna déclare : "Je suis l’herbe qui guérît" (9/16), tandis que le cinquième chant de la Bhagarat-purana décrit le haschish en termes explicitement sexuels.

Le bouddhisme (Tibet, Inde et Chine) : à partir du 5ème siècle avant J.-C., les bouddhistes ont pratiqué un usage rituel du cannabis ; les rites d’initiation et les expériences mystiques s’appuyant sur le cannabis sont monnaie courante dans beaucoup de sectes bouddhistes chinoises. D’après une ancienne tradition bouddhique, Siddharta lui-même (le futur Bouddha) n’aurait rien consommé sinon du chanvre et des graines de cannabis pendant les six années qui ont précédé son illumination et la révélation de sa mission.

Les zoroastriens ou mages (Perse, entre le 8ème et le 3ème siècle avant J.-C.) : Ils seraient à l’origine de l’histoire des Rois Mages venus célébrer la naissance du Christ, cela d’après de nombreux spécialistes du christianisme. La religion zoroastrienne se fondait (au moins superficiellement) sur la plante de chanvre prise dans son intégralité ; elle intervenait comme sacrement principal dans la classe des prêtres et constituait leur première ressource en plante médicinale, ils l’utilisaient en obstétrique, avec de l’encens pour les rituels, comme huile sainte, mais aussi comme huile à brûler dans les lampes du monde séculier. On pense que le terme "magie" vient du terme zoroastrien "magi".

Les esseniens (ancien Israël) : ils utilisaient le chanvre pour ses propriétés médicinales, tout comme les " thérapeutes " égyptiens. Certains érudits pensent que les uns comme les autres étaient, sinon des disciples, du moins des proches des prêtres/médecins zoroastriens.

Les soufis : ils sont des mystiques musulmans qui ont utilisé le cannabis et en ont venté les vertus pour ses révélations divines, sa capacité à faire fusionner le croyant avec le divin, pendant au moins mille ans. Pour beaucoup de spécialistes, le mysticisme des prêtres soufis est en réalité celui des zoroastriens qui aurait survécu aux conquêtes de l’Islam des 7ème et 8ème siècles et aux conversions (plus ou moins forcées) qui s’en sont suivies.

certains coptes chrétiens d’Egypte et d’Ethiopie : ils croient que "l’herbe verte sacrée des champs", ainsi que les "encens suaves" et les "encens et huiles sacrés" mentionnés dans la Bible ne seraient autres que le cannabis.

Les bantous : ils procédaient à un culte secret du "dagga" (cannabis), réservé aux chefs ; les Pygmées, les Zoulous et d’autres considéraient le cannabis comme une médication indispensable pour les crampes, l’épilepsie et la goutte, et en avaient fait un sacrement religieux

Les rastafarians (de la Jamaïque et d’ailleurs) : ils sont une secte religieuse contemporaine qui se sert de la "ganga" comme moyen sacré d’entrer en communion avec Dieu (Jah).

Les judaïstes : on constate que l’usage du cannabis, pourtant connu à cette époque et dans cette région, n’était ni interdit, ni même découragé dans la Bible. Certains passages y font une allusion directe à ses bienfaits et en prédisent même l’interdiction.

Les premiers chrétiens : les premières sectes chrétiennes étaient composées d’individus en général ouverts, doux, aimants, qu’elles étaient tolérantes et peu structurées. Rome considérait le christianisme simplement comme un autre culte oriental de mystères, à l’instar du culte de Mitra ou de celui d’Isis, alors les plus répandus dans l’Empire romain. Miné par des guerres ruineuses et la corruption politique, l’Empire romain était dans un état catastrophique. Dès l’an 249 de notre ère, les empereurs qui se succédèrent entreprirent de sanglantes persécutions, notamment envers les turbulents chrétiens. Cinquante ans, la méthode n’ayant pas été efficace, l’Empereur Constantin fit cesser les persécutions et se convertit lui-même au christianisme. En combinant la force de l’Etat et la force de l’Eglise, chacun était en mesure de multiplier son pouvoir et de dénoncer plus facilement les crimes (ou péchés) de ses ennemis ou rivaux politiques (ou religieux) en bénéficiant de l’appui total de l’autre. Constantin fit du christianisme la religion officielle obligatoire et monothéiste de l’Empire : l’Eglise catholique et romaine, autrement dit l’Eglise Romaine universelle. Dans la foulée, il fit mettre hors la loi toutes les sociétés secrètes qui auraient pu menacer son mandat. A compter des 4ème et 5ème siècles, les religions païennes et les autres sectes chrétiennes furent soit incorporées à l’Eglise orthodoxe, soit interdites et chassées de la doctrine officielle comme de la hiérarchie et certains sont devenus clandestins, ce qu’ils resteront pendant tout le Haut Moyen Age. Au 10ème siècle, tous les peuples d’Europe se virent forcés d’y adhérer. Les responsables politiques aidèrent l’Eglise et décrétèrent des lois assorties de châtiments extrêmes pour la moindre infraction, le moindre soupçon d’hérésie, les hérétiques étaient pourchassés par des inquisiteurs impitoyables, fanatiques et sadiques. La damnation était de plus le lot de tous les excommuniés. Avec l’interdiction à 95% de la population de l’accès à la lecture et à l’écriture (et donc encore moins au Latin, alors la langue de la Bible), les prêtres ont pu interpréter à leur manière les Ecritures, et cela pendant environ douze siècles en Europe. Tout en faisant du vin un sacrement, et en tolérant les autres produits alcoolisés comme la bière, l’Inquisition interdisait l’ingestion du cannabis en Espagne au 12ème siècle et en France au 13ème. Nombre d’autres médications naturelles furent simultanément bannies. Quiconque se servait de chanvre pour communiquer, soigner ou dans un autre but était aussitôt étiqueté comme "sorcier". Jeanne d’Arc, en 1430, fut entre autres choses accusée d’avoir utilisé des drogues à base de plantes de sorcières, y compris du cannabis, pour entendre des voix. Les gens du peuple qui osaient ne pas se soumettre à ces lois pouvaient, dans certains cas, être puni de mort.

source : www.green-house.ch

mercredi 24 novembre 2010

Benoît XVI évoque une possible démission

En 270 pages, le premier livre d'entretiens du pape Benoît XVI ne se limite pas, loin s'en faut, à la question de l'utilisation du préservatif dans la lutte contre le virus du sida. En une centaine de questions posées par le journaliste allemand Peter Seewald, avec qui Joseph Ratzinger avait déjà publié Le Sel de la terre (éditions Flammarion-Le Cerf, 1997), l'ouvrage revient sur les polémiques qui ont rythmé les cinq premières années de son pontificat : crise intégriste, relations avec l'islam, scandales de pédophilie.

Mais Benoît XVI, dans un langage simple et direct, livre aussi son analyse sur la déchristianisation des sociétés occidentales, la défense des valeurs et du message chrétiens, les questions récurrentes dans l'Eglise (célibat des prêtres, ordination des femmes, démission du pape...).


L'exercice oblige à passer d'un sujet à l'autre, donnant parfois l'impression d'un manque de cohérence, tandis que la brièveté de certaines réponses laisse le lecteur sur sa faim. Mais globalement, cet ouvrage en dit beaucoup sur la vision du monde, de l'Eglise et de Dieu que porte le pape actuel ; il dessine en outre un portrait de Benoît XVI plus subtil que l'image du pape conservateur qui le caractérise depuis son accession au pontificat.

Fruit de six heures d'entretiens recueillis cet été en allemand, la langue maternelle de Benoît XVI, l'ouvrage sort mardi 23 novembre en Allemagne et en Italie.

Traduit en dix-huit langues, il sera publié en français aux éditions Bayard, le 27 novembre, sous le titre Lumière du monde. Le pape, l'Eglise et les signes des temps. La sortie a été avancée d'une semaine après les commentaires suscités par les propos du pape sur le préservatif. Extraits.


Le recours au préservatif. 'La seule fixation  http://www.lemonde.fr/europe/article/2010/11/23/benoit-xvi-supporter-les-attaques-fait-partie-de-la-foi-chretienne_1443763_3214.html#xtor=AL-32280184

Source: lemonde.fr




samedi 20 novembre 2010

Le pape admet «dans certains cas» le préservatif

Agence France-Presse



Pour la première fois, un pape, Benoît XVI, admet l'utilisation du préservatif «dans certains cas», «pour réduire les risques de contamination» avec le virus VIH du sida, dans un livre d'entretiens à paraître mardi.


À la question: «l'Église catholique n'est pas fondamentalement contre l'utilisation de préservatifs?», le souverain pontife répond, selon la version originale allemande dont dispose l'AFP: «Dans certains cas, quand l'intention est de réduire le risque de contamination, cela peut quand même être un premier pas pour ouvrir la voie à une sexualité plus humaine, vécue autrement».

Jusqu'ici, le Vatican, opposé à toute forme de contraception autre que l'abstinence, réprouvait l'usage du préservatif même pour prévenir la transmission de maladies.

En mars 2009, Benoît XVI avait d'ailleurs soulevé une immense polémique, en déclarant, lors d'un voyage au Cameroun et en Angola, que l'utilisation du préservatifs «aggravait» le problème du sida, pandémie dévastatrice en Afrique.

Pour illustrer son propos, dans ce nouvel ouvrage d'entretiens avec un journaliste allemand qui aborde une multitude de sujets (pédophilie, célibat des prêtres, relation à l'Islam, ordination des femmes...), le pape donne un seul exemple, celui d'un «homme prostitué», considérant que «cela peut être un premier pas vers une moralisation, un début de responsabilité permettant de prendre à nouveau conscience que tout n'est pas permis et que l'on ne peut pas faire tout ce que l'on veut».

Même s'il ouvre une brèche, Benoît XVI rappelle que pour le Vatican, le préservatif «n'est pas la façon à proprement parler de venir à bout du mal de l'infection du VIH».

«Se polariser sur le préservatif signifie une banalisation du sexe et c'est exactement le danger que beaucoup de gens considèrent le sexe non plus comme une expression de leur amour, mais comme une sorte de drogue, qu'ils s'administrent eux-mêmes», ajoute-t-il.

Ce premier livre d'entretiens depuis que le cardinal allemand Joseph Ratzinger est devenu pape en 2005 doit être traduit en 18 langues.

Concernant les affaires de pédophilie mettant en cause des prêtres, Benoît XVI, 83 ans, reconnaît que «l'ampleur» du scandale était pour lui un «choc inouï». Cependant, une démission de sa part n'est pas à l'ordre du jour. «Il ne faut pas fuir quand le danger est grand. Par conséquent, ce n'est certainement pas le moment de démissionner», dit-il.

Avec l'islam, il prône un dialogue «sincère». «Il est important que nous restions intensément en contact avec toutes les forces musulmanes ouvertes au dialogue pour que des changements puissent se produire, là où l'islam lie vérité et violence», dit-il.

Revenant sur son discours de Ratisbonne, dans lequel une citation d'un empereur byzantin sur le rôle de la violence dans cette religion déclencha une polémique dans le monde musulman, en septembre 2006, il explique avoir voulu faire un discours académique et ne pas avoir prévu qu'il soit lu comme un discours politique.

Le pape évoque également le danger d'un schisme de l'Église et l'éventualité d'un Concile Vatican III, une idée qu'il repousse pour l'instant. Vatican II, organisé de 1962 à 1965, avait ouvert l'Église catholique au monde moderne.

L'ouvrage est le fruit de 20 heures d'interviews réalisées entre le 26 et le 31 juillet dans la résidence de vacances pontificale de Castel Gandolfo avec le journaliste allemand Peter Seewald. Ce dernier est un ancien communiste reconverti au catholicisme après une rencontre avec le cardinal Ratzinger.

«Lumière du monde» sera lancé à 50 000 exemplaires dans la version italienne et 70 000 dans la version allemande.

jeudi 18 novembre 2010

mercredi 10 novembre 2010

Abattage rituel: Bardot et sept organisations pour la cause animale montent au créneau

Face à "une généralisation de l'abattage rituel" et "au mutisme des pouvoirs publics" sur le sujet, huit organisations pour la protection de la cause animale sont montées au créneau mercredi, Brigitte Bardot et sa fondation en tête, pour dénoncer "la cruauté de l'abattage sans étourdissement préalable", et "la tromperie" qui peut en résulter envers les consommateurs.


Les huit organisations concernées, dont la Fédération des SPA de France et la Fondation Brigitte Bardot, dénoncent avant tout l'interdiction de leur campagne de publicité commune par l'Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP).

Les deux visuels prévus pour illustrer cette campagne ont été retoqués le 8 novembre dernier par l'ARPP considérant qu'ils étaient de nature à "ridiculiser ou choquer" les adeptes des rites concernés.

Contacté mercredi par l'AP, l'autorité régulatrice de la publicité restait injoignable.

"On peut afficher, sur tous les murs de France 'fièrement Halal' mais il nous est interdit d'informer le consommateur sur ce qu'est réellement l'abattage rituel sans subir la censure", a expliqué mercredi Brigitte Bardot à l'Associated Press.

L'ancienne actrice estime par ailleurs que "le gouvernement veille à maintenir le consommateur dans l'ignorance car plus de 60% de la viande issue de ces abattages barbares se retrouve dans l'assiette de ces consommateurs à leur insu".

Les huit associations invoquent par exemple le fait que certains animaux abattus subissent des agonies allant jusqu'à 14 minutes.

Si en France et dans l'Union européenne la dérogation concernant l'abattage rituel (juif et musulman) reste une exception, elle tend, selon les défenseurs de la cause animale, à devenir une règle, pour des motifs économiques.

Au final, jusqu'à 60% de la viande "halal" et 70% de celle issue du rite israélite (casher) finissent dans le circuit traditionnel, et ce, à l'insu des consommateurs, assurent les défenseurs des animaux.

Le sujet pourrait avoir une suite législative, le député UMP de l'Aube Nicolas Dhuicq ayant annoncé mardi un dépôt de loi imminent "visant à améliorer l'information du consommateur quant au mode d'abattage des animaux". AP

jeudi 4 novembre 2010

Une flashmob de baisers homos contre la venue du pape

Le rendez-vous a été fixé dimanche matin à 9 heures, sur la place de la cathédrale, à Barcelone. «Pas de pancartes, pas de drapeaux, pas de chants. Seuls les baisers sont autorisés.» L'opération doit durer deux minutes, pas une de plus. Au moment où le pape Benoît XVI passera devant eux, les participants s'embrasseront. Les filles avec les filles, les garçons avec les garçons.

Le rendez-vous a été fixé dimanche matin à 9 heures, sur la place de la cathédrale, à Barcelone. «Pas de pancartes, pas de drapeaux, pas de chants. Seuls les baisers sont autorisés.» L'opération doit durer deux minutes, pas une de plus. Au moment où le pape Benoît XVI passera devant eux, les participants s'embrasseront. Les filles avec les filles, les garçons avec les garçons.


Cette «flashmob» - une manifestation éclair - est organisée par des militants de la cause homosexuelle qui souhaitent protester contre la venue du pape en Espagne. Après un passage à Saint-Jacques de Compostelle samedi, le souverain pontife doit célébrer une messe dimanche à la basilique Sagrada Familia de Barcelone.

Les instigateurs de la «séance de baisers» - un groupe «de six amis» affirmant ne représenter «aucune organisation ni groupe politique» - déclarent vouloir «exprimer [leur] mécontentement contre l'institution ecclésiastique d'une manière totalement pacifique, symbolique et sympathique».

L'Espagne «la moins catholique de toute son histoire»

La promotion de cette opération, baptisée «Queer Kissing Flashmob», s'est effectuée sur le réseau social Facebook. La page créée par le groupe a été éliminée à deux reprises, selon un des organisateurs. Interrogé par le Guardian, un porte-parole de Facebook en Espagne explique que c'est en raison du terme «calomnieux "queer"». Mais «puisque ce mot était utilisé dans une auto-description, nous avons permis la réouverture de la page», explique-t-il.

D'autres initiatives contre la venue du pape ont lieu cette semaine en Espagne, dont le quotidien de gauche Publico disait lundi qu'elle était «la moins catholique de toute son histoire». Ces dernières années en effet, la tradition catholique a subi un net recul alors que les réformes sur les questions de société, comme le mariage homosexuel ou l'avortement, ont été menées par le gouvernement socialiste.

Selon un sondage publié début octobre par le Centre d'Enquêtes Sociologiques (CIS), 73,2% des Espagnols se déclarent catholiques, contre 80% en 2002. Chez les 20-24 ans, seuls 7% des personnes se disent catholiques pratiquants. Enfin, l'an passé, le nombre de mariages civils a dépassé pour la première fois les unions religieuses.


source: liberation.fr

lundi 1 novembre 2010

Virée de son église pour avoir joué dans une publicité sur le sexe

Une croyante australienne a été chassée de sa paroisse à cause d'une publicité sur les troubles de l'érection.


Libby Ashby, une chrétienne australienne, s'est vue récemment interdire l'accès à son église pour avoir tourné dans une publicité sur l'érection. Le spot est actuellement diffusé sur les télévisions australiennes. Une situation délicate pour la fidèle, qui a provoqué la colère des responsables de sa paroisse.

Dans cette publicité, le problème du trouble de l'érection est traité sur un ton léger. En effet, on voit Libby Ashby appeler son mari pour qu'il l'aide à attraper un biscuit. Ce dernier lui indique alors qu'il lui suffit de grimper sur son sexe pour atteindre le haut de l'étagère et attraper la gourmandise.

L'église ne se remet pas d'une telle provocation de la part de sa croyante. D'après Mizozo, la principale intéressée a déclaré qu'elle ne réintégrera sa paroisse que lorsque la publicité ne sera plus diffusée. Mère célibataire, elle a confié avoir accepté de tourner dans ce spot pour des raisons financières.