jeudi 4 novembre 2010

Une flashmob de baisers homos contre la venue du pape

Le rendez-vous a été fixé dimanche matin à 9 heures, sur la place de la cathédrale, à Barcelone. «Pas de pancartes, pas de drapeaux, pas de chants. Seuls les baisers sont autorisés.» L'opération doit durer deux minutes, pas une de plus. Au moment où le pape Benoît XVI passera devant eux, les participants s'embrasseront. Les filles avec les filles, les garçons avec les garçons.

Le rendez-vous a été fixé dimanche matin à 9 heures, sur la place de la cathédrale, à Barcelone. «Pas de pancartes, pas de drapeaux, pas de chants. Seuls les baisers sont autorisés.» L'opération doit durer deux minutes, pas une de plus. Au moment où le pape Benoît XVI passera devant eux, les participants s'embrasseront. Les filles avec les filles, les garçons avec les garçons.


Cette «flashmob» - une manifestation éclair - est organisée par des militants de la cause homosexuelle qui souhaitent protester contre la venue du pape en Espagne. Après un passage à Saint-Jacques de Compostelle samedi, le souverain pontife doit célébrer une messe dimanche à la basilique Sagrada Familia de Barcelone.

Les instigateurs de la «séance de baisers» - un groupe «de six amis» affirmant ne représenter «aucune organisation ni groupe politique» - déclarent vouloir «exprimer [leur] mécontentement contre l'institution ecclésiastique d'une manière totalement pacifique, symbolique et sympathique».

L'Espagne «la moins catholique de toute son histoire»

La promotion de cette opération, baptisée «Queer Kissing Flashmob», s'est effectuée sur le réseau social Facebook. La page créée par le groupe a été éliminée à deux reprises, selon un des organisateurs. Interrogé par le Guardian, un porte-parole de Facebook en Espagne explique que c'est en raison du terme «calomnieux "queer"». Mais «puisque ce mot était utilisé dans une auto-description, nous avons permis la réouverture de la page», explique-t-il.

D'autres initiatives contre la venue du pape ont lieu cette semaine en Espagne, dont le quotidien de gauche Publico disait lundi qu'elle était «la moins catholique de toute son histoire». Ces dernières années en effet, la tradition catholique a subi un net recul alors que les réformes sur les questions de société, comme le mariage homosexuel ou l'avortement, ont été menées par le gouvernement socialiste.

Selon un sondage publié début octobre par le Centre d'Enquêtes Sociologiques (CIS), 73,2% des Espagnols se déclarent catholiques, contre 80% en 2002. Chez les 20-24 ans, seuls 7% des personnes se disent catholiques pratiquants. Enfin, l'an passé, le nombre de mariages civils a dépassé pour la première fois les unions religieuses.


source: liberation.fr

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