mercredi 10 novembre 2010

Abattage rituel: Bardot et sept organisations pour la cause animale montent au créneau

Face à "une généralisation de l'abattage rituel" et "au mutisme des pouvoirs publics" sur le sujet, huit organisations pour la protection de la cause animale sont montées au créneau mercredi, Brigitte Bardot et sa fondation en tête, pour dénoncer "la cruauté de l'abattage sans étourdissement préalable", et "la tromperie" qui peut en résulter envers les consommateurs.


Les huit organisations concernées, dont la Fédération des SPA de France et la Fondation Brigitte Bardot, dénoncent avant tout l'interdiction de leur campagne de publicité commune par l'Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP).

Les deux visuels prévus pour illustrer cette campagne ont été retoqués le 8 novembre dernier par l'ARPP considérant qu'ils étaient de nature à "ridiculiser ou choquer" les adeptes des rites concernés.

Contacté mercredi par l'AP, l'autorité régulatrice de la publicité restait injoignable.

"On peut afficher, sur tous les murs de France 'fièrement Halal' mais il nous est interdit d'informer le consommateur sur ce qu'est réellement l'abattage rituel sans subir la censure", a expliqué mercredi Brigitte Bardot à l'Associated Press.

L'ancienne actrice estime par ailleurs que "le gouvernement veille à maintenir le consommateur dans l'ignorance car plus de 60% de la viande issue de ces abattages barbares se retrouve dans l'assiette de ces consommateurs à leur insu".

Les huit associations invoquent par exemple le fait que certains animaux abattus subissent des agonies allant jusqu'à 14 minutes.

Si en France et dans l'Union européenne la dérogation concernant l'abattage rituel (juif et musulman) reste une exception, elle tend, selon les défenseurs de la cause animale, à devenir une règle, pour des motifs économiques.

Au final, jusqu'à 60% de la viande "halal" et 70% de celle issue du rite israélite (casher) finissent dans le circuit traditionnel, et ce, à l'insu des consommateurs, assurent les défenseurs des animaux.

Le sujet pourrait avoir une suite législative, le député UMP de l'Aube Nicolas Dhuicq ayant annoncé mardi un dépôt de loi imminent "visant à améliorer l'information du consommateur quant au mode d'abattage des animaux". AP

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