lundi 28 juin 2010

Entre 5 et 6 millions de musulmans en France

AFP
En France, on compte entre 1 500 et 1 800 mosquées et salles de prière. Ici, la Grande Mosquée de Paris © PQR Le Parisien

La France compte entre cinq et six millions de musulmans, selon le ministère de l'Intérieur chargé des Cultes, dont 33 % se déclarent croyants et pratiquants, et 10 % pratiquants réguliers de la prière du vendredi en milieu de journée, le grand office hebdomadaire en islam. En France, pays d'Europe abritant le plus grand nombre de musulmans, on compte entre 1 500 et 1 800 mosquées et salles de prière, avec en fait quelques dizaines de vraies mosquées.


Le Premier ministre François Fillon devait inaugurer lundi la nouvelle mosquée d'Argenteuil (Val-d'Oise). La plus grande et plus ancienne (1922) est la Grande Mosquée de Paris (Ve arrondissement) édifiée en hommage aux musulmans ayant combattu pour la France lors de la Première Guerre mondiale. En mai 2010, la première pierre de la Grande Mosquée de Marseille a été posée dans le nord de la ville. Elle comptera parmi les plus grandes mosquées de France avec une salle de prière de 2 500 m2. Selon le Conseil français du culte musulman (CFCM), il y avait en 2006, 250 000 m2 de lieux de culte, et il en aurait fallu "plus du double". La pratique religieuse comporte cinq obligations : le pèlerinage à La Mecque, la profession de foi, les prières quotidiennes, l'aumône, et le jeûne du mois ramadan. 80 % des musulmans assurent respecter le jeûne du ramadan et aller à la mosquée pendant cette période.

Les spécialistes relèvent que la pratique religieuse est plus forte chez les immigrés récents. 43 % des musulmans nés en France se disent non pratiquants. On estime à plus de 1,5 million le nombre d'Algériens de nationalité ou d'origine, communauté la plus importante et la plus ancienne. Il y aurait un million de Marocains, 400 000 Tunisiens, 340 000 Africains subsahariens (du Sénégal et du Mali principalement), 313 000 Turcs, 70 000 musulmans d'Asie. Les musulmans de France sont représentés par un seul organisme à caractère religieux, le CFCM. Créé en 2003 par Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, il est chargé des questions relevant du culte et représente les différentes organisations musulmanes pratiquantes en France, souvent regroupées par nationalité d'origine.

source: lepoint.fr

mercredi 23 juin 2010

Mark Zuckerberg risque la peine de mort au Pakistan

En mai dernier, Facebook avait hébergé un concours de dessins du prophète Mahomet. Un concours qui avait provoqué un scandale dans plusieurs pays musulmans, dont le Pakistan. Le pays avait bloqué l'accès à Facebook et Youtube pendant 15 jours. Les sites en question n'ont été rouverts à la population pakistanaise qu'une fois retiré par Facebook le contenu, jugé offensant. Pour certains religieux, les sanctions n'avaient pas été assez fermes envers l'entreprise. The Register nous apprend que des avocats pakistanais ne souhaitent pas en rester là. Ils veulent engager des poursuites à l'encontre de Mark Zuckerberg, fondateur du site Facebook. Dans leur ligne de mire également les cofondateurs, Dustin Moskovitz et Chris Hughes, ainsi que Andy, la femme allemande à l'origine du concours de dessin incriminé.

L'affaire est sérieuse: au Pakistan, le blasphème contre Mahomet est passible de peine de mort. Muhammad Azhar Siddique, avocat, a lancé une enquête criminelle au motif que Facebook a commis un crime haineux au regard de la section 295-C du code pénal pakistanais:


L'emploi de remarques désobligeantes, eu égard au respect du Saint Prophète, écrites ou orales, qu'il s'agisse d'une représentation visible, d'une insinuation, directe ou indirecte, entachant le nom du Saint Prophète Mahomet (que la paix soit avec lui) sera puni de mort, d'une condamnation à l'emprisonnement à vie, et sera également passible d'une amende.


Pour le moment, aucune plainte n'a été déposée. Du côté de Facebook, on ne souhaite pas commenter cette affaire judiciaire.

[Lire l'article sur The Register]

source: Slate.fr

dimanche 20 juin 2010

Le Vatican mis en cause dans une affaire de corruption

Le cardinal Crescenzio Sepe, archevêque de Naples, et l'ancien ministre des Infrastructures et des Transports, Pietro Lunardi, font l'objet d'une enquête pour des faits de corruption aggravée embarrassante pour le gouvernement, qui risque de s'étendre au Vatican, apprend-on de sources judiciaires. Lire la suite l'article


L'instruction ouverte par le parquet de Pérouse, dans le centre de la Péninsule, porte sur des marchés publics, notamment dans le bâtiment, attribués à l'occasion de grands événements tels que le G8 de l'an dernier à l'Aquila ou les célébrations de l'an 2000.


Les faits reprochés au cardinal Sepe remontent à la période où il dirigeait la Congrégation pour l'évangélisation des peuples, qui gère les missions et les travaux du Vatican à l'étranger. Le prélat, nommé archevêque de Naples en 2006, et l'ancien ministre sont soupçonnés de malversations dans le cadre d'un contrat immobilier.

Selon la Stampa, le Corriere della Sera et La Repubblica, Pietro Lunardi a acheté en 2004 un immeuble romain à la Congrégation pour l'évangélisation des peuples à un tarif inférieur à celui du marché.

Devenu membre du gouvernement l'année suivante, Lunardi a signé un décret autorisant le déblocage de fonds pour la restauration de plusieurs bâtiments religieux, dont le palais du XVIIe siècle qui abrite la Congrégation, face aux marches de la place d'Espagne.

Dans un communiqué, le Vatican souhaite que la situation soit "éclaircie totalement et rapidement pour dissiper toutes les ombres, qu'elles portent sur la personne (de Sepe) ou sur l'Eglise".

L'enquête du parquet de Pérouse a déjà entraîné la démission en mai du ministre de l'Industrie, Claudio Scajola.

Scajola a acheté en 2004 un luxueux appartement avec vue sur le Colisée pour un montant de 600.000 euros, un prix largement inférieur à ceux pratiqués sur le marché.

Les vendeuses de l'appartement, deux soeurs, affirment avoir reçu 900.000 euros supplémentaires sous forme de 80 chèques de banque. Les magistrats chargés de l'instruction pensent que les chèques proviennent de fonds liés à un promoteur arrêté avec trois autres personnes en février dans le cadre d'une enquête de corruption présumée sur l'attribution de marchés publics.

Jean-Philippe Lefief pour le service français

Source: http://fr.reuters.com/

jeudi 17 juin 2010

Israël : un rabbin tire sur un croyant pour le "ramener dans le droit chemin"

Jérusalem, Israël – Un rabbin a tiré sur un de ses fidèles, dans le but de ramener ce dernier dans le droit chemin. L’homme a été blessé.


L’homme religieux en question dirige un institut talmudique pour ex-délinquants, explique l’AFP. Il est aujourd’hui "soupçonné d’avoir tiré d’une moto sur l’un de ses élèves", et cela, suivant une tradition gangstériste, explique à l’Agence France Presse le porte-parole de la police de la ville de Jérusalem.

Ainsi, si on en croit les médias locaux, l’acte du rabbin ferait suite aux activités criminelles de son élève, qu’il aurait voulu alors ramener vers la voie religieuse. Si les faits se sont déroulés il y a quelques semaines, un tribunal avait demandé que l’information ne soit pas diffusée. Aujourd’hui, le jeune élève blessé a été hospitalisé mais ses jours ne sont pas en danger.

source: zigonet.com

jeudi 10 juin 2010

Des victimes d'abus sexuels veulent plus que des excuses papales

Des victimes d'abus sexuels commis par des prêtres appellent le pape Benoît XVI à prendre des mesures disciplinaires concrètes à l'encontre des ecclésiastiques impliqués, ajoutant qu'ils ne se contenteront pas d'excuses publiques.

Selon Snap, une association de victimes de prêtres pédophiles basée aux Etats-Unis, le pape devrait profiter du congrès mondial des prêtres prévue du 9 au 11 juin au Vatican pour présenter ses excuses pour la vague de scandales sexuels qui éclaboussent l'Eglise catholique.


Mais l'organisation de défense des victimes a fait savoir que les excuses n'auraient de sens que si le pape mettait en place une politique de tolérance zéro à l'égard des prêtres pédophiles ou des responsables de diocèses impliqués dans la dissimulation de cas.

"Nous allons entendre des propos sur le pardon mais nous voulons parler de justice", a déclaré Peter Isely, un des responsables de Snap qui dit avoir été abusé par un prêtre, lors d'une conférence de presse tenue près du Vatican.

Le souverain pontife, confronté à la plus grave crise depuis son élection sur le trône de saint-Pierre il y a cinq ans, a fait savoir que l'Eglise allait tenter d'obtenir le pardon des victimes et s'est engagé à tout faire pour poursuivre les coupables en justice.

Mais Snap estime que seule une action immédiate du pape pourrait prévenir de nouveaux abus.

"Il ne s'agit pas d'un problème du passé", a indiqué Barbara Dorris, une autre responsable du groupe. "Les enfants du monde entier continuent d'être victimes d'abus."

Deepa Babington; Marine Pennetier pour le service français

source: http://fr.reuters.com/

samedi 5 juin 2010