jeudi 30 septembre 2010

Femmes d'Iran : journée spéciale sur France Culture

Qui sont les femmes qui vivent en Iran ? De quoi rêvent-elles ? A quoi ressemble leur quotidien ? Existe-t-il un féminisme musulman ? Aujourd'hui, France Culture consacre son antenne aux femmes d’Iran, de 6h à 23h. Débats, interviews et reportages permettront aux auditeurs de la radio publique de découvrir autrement celles qui jouent un rôle clé dans la société iranienne. Olivier Poivre d’Arvor, le tout nouveau patron de France Culture, est à l’origine de cette journée spéciale. Il nous a expliqué pourquoi : « L’Iran est un pays que je connais bien. On en parle souvent de manière anecdotique mais on en parle également avec la menace qui pèse sur Sakineh Mohammadi Ashtiani. Je n’ai pas envie qu’on oublie sa situation, surtout qu’elle n’est pas la seule à vivre cela. Les femmes jouent un rôle important dans la société iranienne, j’ai voulu qu’on leur donne la parole et qu’il y ait à l’antenne une diversité des voix iraniennes ». Ainsi, Shirin Ebadi, avocate iranienne et Prix Nobel de la Paix 2003, Chahla Chafiq, écrivaine et sociologue mais aussi Shahnaz Gholami, la militante réfugiée en France et ancienne compagne de cellule de Sakineh, seront au micro de France Culture. Au même titre que des créatrices iraniennes comme la soprane Darya Dadvar, l’actrice Golshifteh Farahani ou la documentariste Sou Abadi.


« Comment traiter le cas de Sakineh ? »

« Le seul homme ‘autorisé’ à parler, ce sera Bernard-Henri Lévy, à l’origine de la mobilisation autour de Sakineh, sinon ce sont essentiellement des femmes », précise Olivier Poivre d’Arvor. « Nous nous sommes demandé comment traiter le cas de Sakineh. Nous voulions aller au-delà de cette situation violente, faire entendre d’autres voix. Avec cette journée spéciale, l’idée n’est pas de monter un dossier à charge contre la politique du gouvernement iranien, même si cela va de soi qu’on va en parler. Il sera aussi question de société, de religion, de féminisme et des créatrices formidable qui vivent en Iran ».

Une journée spéciale qui pourrait donner lieu à de nombreuses autres. France Culture semble vouloir relayer de plus en plus les questions de femmes. « « De temps en temps, pourquoi ne pas faire un focus sur une société, un continent, être le relais des thématiques féminines… », ajoute Olivier Poivre d’Arvor. « Je trouve que les femmes ne sont pas assez présentes sur l’antenne de France Culture. Si on prend la matinale, de 6 à 7 h, il y a une femme mais seulement de manière hebdomadaire, alors que nous avons 5 à 6 chroniqueurs hommes. Aujourd’hui, c’est un vrai sujet de culture de parler des femmes partout dans le monde. Un engagement également. J’ai envie que France Culture soit une radio engagée. » Tout en ajoutant : « Nous avons quelques Iraniennes dans la maison, elles nous ont aussi fait comprendre qu’elles sont indispensables ! »

 France Culture/Journée spéciale Femmes d’Iran, jeudi 30 septembre de 6h à 23h.

Légende : Jeunes filles à Chiraz devant le tombeau de Hafez, en Iran.

source: elle.fr

vendredi 17 septembre 2010

Polémique autour d'une gargouille lyonnaise

Lyon, France - Alors que la cathédrale Saint-Jean est actuellement en cours de restauration, une polémique a éclaté autour d'une gargouille... à l'effigie du chef de chantier Ahmed.


La gargouille en question représente bien le chef de chantier, et elle est accompagnée de l'inscription "Dieu est grand", et cela en français ainsi qu'en arabe. Si la plupart des passants ne remarquent pas cette gargouille située sur le bâtiment classé par l'Unesco, il n'empêche que pour certains, cela est inacceptable.

Et un passant à qui on a fait remarquer la statue d'expliquer à l'AFP : "Ah bon? C'est un musulman ? Je ne suis pas choquée, juste étonnée". De son côté, le chargé de communication à l'archevêché de Lyon explique : "Il n'y a eu aucune interdiction, ni aucune autorisation de l'Eglise. Dans l'histoire, les gargouilles ont toujours été des figures profanes laissant parfois la place à la satire ou l'ironie. En outre, elles ne sont pas dans l'église, mais à l'extérieur". Le principal intéressé, Ahmed, assure qu'il respecte tous les lieux sacrés : "Je suis Français, musulman pratiquant, et je travaille depuis toujours sur des monuments historiques. Je peux travailler sur des mosquées, des synagogues [...] c'est une tradition du Moyen-Age de représenter par des gargouilles certains des artisans qui ont travaillé sur le chantier des cathédrales, c'est ce qu'a fait le tailleur de pierres Emmanuel Fourchet, même si la plupart des gargouilles représentent des animaux fantastiques".

zigonet.com

dimanche 5 septembre 2010

Apéro "anti-islam" à Paris: peu de monde mais une ambiance tendue

LePost

En fin d'après-midi ce samedi a eu lieu à Paris un apéro se présentant comme "républicain" pour célébrer les 140 ans de la IIIème république. Le but de celui-ci était avant tout de se réunir contre ce que les organisateurs appellent "l'offensive islamique". La préfecture de police avait estimé qu'il n'y avait pas de raison d'interdire l'événement.

200 personnes présentes


Les organisateurs attendaient 5.000 personnes, il n'y en a eu que 200, soit à peu près autant que de policiers, relate BFM TV. Il n'y en a que peu qui étaient venus pour "boire un coup" ou "manger un morceau".

Ambiance tendue

Plusieurs altercations ont eu lieu sur place avec "des passants venus exprimer leur mécontentement" et des manifestants, selon BFM TV. Certains manifestants ont dû être éloignés de force par la police.

(Source : BFM TV)

Un jeune musulman pris à parti

Les journalistes de BFM étaient présents lors d'une discussion assez vive entre des manifestants et un jeune musulman.

Ambiance : "Moi je suis un bon Français, normal comme tout le monde. Quand moi j'vois un ami et que je le reçois : je lui offre un verre. Bois avec nous", dis un manifestant à ce musulman.

Celui-ci lui répond : "Je bois pas d'alcool. (C'est pas de l'alcool c'est du vin rétorque un autre manifestant ) Je bois pas d'alcool, c'est pas une obligation de boire de l'alcool. (...)"

Il continue : "Mais je vous respecte. Jamais je vous manquerai de respect, jamais je ne vous agresserai. Jamais je ne vous imposerai quoi que ce soit ou vous forcerai à être comme moi, ou à croire en ma religion. Mais on vous demande de nous respecter. N'ayez pas peur de nous".