lundi 29 mars 2010

François Fillon veut aller "le plus loin possible" sur la burqa

Le Premier ministre François Fillon a promis lundi devant les députés UMP d'aller dans le sens d'une interdiction générale du voile intégral en France tout en respectant les principes généraux du droit. Lire la suite l'article


Ce sujet, sur lequel la majorité est susceptible de recueillir selon les sondages l'approbation de l'opinion, est épineux juridiquement puisqu'une interdiction générale pourrait contrevenir à des principes comme la liberté de conscience.


François Fillon a confirmé devant les députés de la majorité présidentielle réunis à la Maison de la Chimie à Paris qu'une législation serait présentée dans les prochaines semaines.

"Je vous proposerai d'aller le plus loin possible sur la voie d'une interdiction générale du voile intégral dans le respect des principes généraux du droit", a-t-il dit.

Le chef du gouvernement a également annoncé que la proposition de résolution déposée sur le même sujet par le groupe UMP de l'Assemblée "recueille le soutien du gouvernement". Il s'agit d'un texte non contraignant visant à réaffirmer des principes généraux.

"Je pense que sur ce sujet les républicains de tous bords devraient être unanimes et donc je vous invite à l'inscrire à l'ordre du jour (de l'Assemblée) dans les meilleurs délais", a-t-il poursuivi, précisant que la proposition de résolution serait examinée avant le projet de loi.

Nicolas Sarkozy avait confirmé ce projet mercredi dernier, lors d'une déclaration à l'issue du conseil des ministres.

IMPÉRATIF DE SÉCURITÉ PUBLIQUE

Le Conseil d'Etat, consulté par le gouvernement, pourrait selon des indiscrétions de presse émettre de fortes réserves sur la légalité d'une interdiction générale dans un avis qui sera remis cette semaine à Matignon.

"Il faut écouter ce que dit le Conseil d'Etat. Il ne s'agit pas de légiférer en étant en situation de se faire ensuite censurer", a dit le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre.

"Il faut regarder quelles sont les marges de manoeuvre. Il faut que majorité et gouvernement se mettent autour de la table pour trouver le point d'équilibre", a-t-il ajouté.

Le chef de file des députés UMP, Jean-François Copé, qui déjà déposé une proposition de loi, a réaffirmé ses intentions.

"J'ai compris que le Conseil d'Etat allait remettre son avis. Je veux dire que les uns et les autres nous l'étudierons naturellement comme une contribution importante mais ne perdons pas de vue l'objectif qui est le nôtre", a-t-il déclaré lors de son discours de clôture du séminaire des parlementaires UMP.

Il a laissé entendre que l'avis du Conseil d'Etat n'était pas déterminant.

"Si les avis sont importants, si l'Etat de la règle de droit est essentiel, ne perdons pas de vue que ce que nous voulons c'est répondre à des impératifs de sécurité publique, que la question du voile intégral c'est aussi la question du vivre ensemble", a poursuivi le président du groupe UMP de l'Assemblée.

Emile Picy, édité par Yves Clarisse

Source: http://fr.reuters.com/

mercredi 24 mars 2010

France : 0 892 46 DIEU, le fil du Seigneur vous écoute

France – En pleine période religieuse de Carême, la société Aabas Interactive vient d’ouvrir une ligne appelée "fil du Seigneur", afin de permettre aux Catholiques de se confier, d’exprimer leurs difficultés, ou simplement de disposer d’une oreille attentive.


Deux numéros sont proposés, l’un taxé 0,15€ la minute et un second facturé 0,34 € la minute, dont 40% du prix est reversé à une association caritative. Sur son site internet, le "fil du Seigneur" explique : "Les convictions et les pratiques religieuses s'érodent. Et Dieu sait qu'ils sont majoritaires en France à se déclarer de confession catholique (51% des catholiques). Mais la pratique religieuse est en chute libre, pour preuve la messe hebdomadaire a connu une baisse de fréquentation de 35% en 10 ans". Et de justifier l'ouverture de cette ligne : "Alors pourquoi ne pas mettre la technologie au service de la spiritualité. Et grâce à nos moyens modernes faire rentrer l'église dans nos vies et dans nos cœurs... sur un simple coup de téléphone."

Du côté des évêques, le service proposé ne remporte pas succès. La conférence des évêques confie même au Parisien qu’il est "inadmissible d’entretenir la confusion sur la notion de confession. Pour le fidèle catholique, elle a un sens sacramentel qui requiert la présence effective d’un prêtre". Notion que le "fil du Seigneur" l'a bien compris puisque le site internet précise : "En aucun cas, il ne s'agit d'une confession sacramentelle : vous ne serez pas en présence d'un prêtre et bien entendu l'absolution n'est pas donnée. Ce service est essentiellement une aide à la prière et au recueillement".

mardi 16 mars 2010

Les écoles allemandes critiquent l'Eglise catholique face au scandale des abus sexuels

Les enseignants allemands ont sévèrement critiqué jeudi les représentants de l'Eglise catholique pour leur gestion des accusations d'abus sexuels, à la veille d'une rencontre sur le sujet entre le président de la Conférence des évêques d'Allemagne et le pape Benoît XVI au Vatican.

Ludwig Spänle, ministre-adjoint à l'Enseignement et au Culte, a déclaré que l'Eglise avait échoué à faire état de cas d'abus sexuels et physiques au moment opportun.


"Nous avons constaté, avec regret, que les règles internes à l'Eglise de même que les directives de l'autorité scolaire concernant la notification des crimes sexuels ont été immédiatement éludées", a précisé M. Spänle, supérieur hiérarchique des 16 ministres régionaux de l'Education, dont les propos étaient rapportés par le journal "Passauer Neue Presse".

Les représentants de l'Eglise doivent "tout mettre sur la table", a-t-il dit. "Pour nous, c'est la 'tolérance zéro' envers les auteurs" de ces crimes, a-t-il ajouté, faisant référence au groupe de travail créé avec ses collègues pour définir une nouvelle stratégie contre les abus sexuels en milieu scolaire.

Le pape n'a pas encore commenté personnellement ce scandale, déclenché par les plaintes d'au moins 170 anciens élèves d'écoles catholiques qui disent avoir été victimes d'abus sexuels et autres violences physiques. Benoît XVI devait recevoir vendredi au Vatican Mgr Robert Zollitsch, président de la Conférence épiscopale d'Allemagne.

Tout le monde en Allemagne est suspendu à la réaction du pape et aux conseils qu'il dispensera, a estimé dans un entretien téléphonique Petra Dorsch-Jungsberger, une ancienne professeure en communication à Munich spécialisée sur les questions de l'Eglise.

Le pape Benoît XVI pourrait bien être confronté à la question de morale la plus difficile qu'ait connue l'Eglise catholique depuis la Seconde Guerre mondiale, a estimé Mme Dorsch-Jungsberger, considérant qu'"il se trouve au pied mur".

L'Eglise catholique est confrontée depuis des années à des plaintes d'abus sexuels aux Etats-Unis, au Canada, en Irlande, en Australie et dans d'autres pays. Les accusations d'abus sexuels en Allemagne sont particulièrement sensibles du fait que Benoît XVI est originaire de ce pays et que le choeur qu'a dirigé pendant 30 ans son frère aîné, Mgr Georg Ratzinger, soit mis en cause dans ce scandale.

AP

dimanche 14 mars 2010

Le dessinateur d'une caricature du Prophète Mahomet ne regrette rien

Lars Vilks, l'auteur d'un dessin où l'on voit le prophète Mahomet avec le corps d'un chien, de nouveau publié mercredi dans la presse suédoise, dit ne rien regretter. Et il pense que les personnes arrêtées dans le cadre d'un complot présumé en vue de son assassinat n'étaient "pas de vrais professionnels" mais "plutôt des amateurs".

Lars Vilks, 63 ans, qui a déjà reçu de nombreuses menaces de mort depuis qu'il a publié ladite caricature en 2007, a expliqué à l'Associated Press avoir construit son propre système de défense chez lui, pour se protéger de toute intrusion ou attaque. Il vit depuis sous protection policière, alors qu'Al-Qaïda a promis une récompense de 100.000 dollars pour son assassinat.


Mardi, les autorités irlandaises ont annoncé avoir arrêté quatre hommes et trois femmes, soupçonnés d'être impliqués dans un complot en vue de tuer l'artiste suédois. De sources proches de l'enquête, il s'agirait pour la plupart de ressortissants yéménites et marocains résidant en Irlande.

"Sydsvenska Dagbladet" a dit republier ce dessin dans le cadre de sa couverture sur le complot présumé, tandis qu'"Expressen" a dit vouloir une nouvelle fois prendre position en faveur de la liberté de la presse.

Ce dessin ne fait pas partie des 12 caricatures publiées par des journaux danois en 2006 et qui avaient suscité la colère et l'indignation dans le monde musulman. En 2008, "Politiken" et plusieurs autres journaux avaient de nouveau publié les dessins en question, après la révélation par la police d'un complot visant l'un des caricaturistes.
AP

vendredi 12 mars 2010

mercredi 10 mars 2010

Le dalaï lama accuse Pékin de vouloir "éradiquer le bouddhisme"

A l'occasion de l'anniversaire du soulèvement populaire du 10 mars 1959 contre la présence chinoise, le dalaï lama a accusé mercredi les autorités chinoises de vouloir "éradiquer le bouddhisme" au Tibet. Lire la suite l'article


Les troupes communistes ont occupé le Tibet en 1950. En 1959, un premier soulèvement populaire contre la mainmise chinoise a été réprimé dans le sang et a provoqué la fuite du dalaï lama, qui depuis vit en exil en Inde. La Chine considère que le Tibet a toujours été partie intégrante de son territoire.


Pékin accuse le dalaï lama de lutter pour l'indépendance du Tibet, alors que le chef spirituel des bouddhistes tibétains plaide pour une certaine forme d'autonomie qui permettrait à la population de pratiquer librement leur culture, leur langue et leur religion.

A l'occasion de son discours annuel marquant le 51e anniversaire du soulèvement, le dalaï lama a accusé les autorités chinoises de mener une campagne de "ré-éducation patriotique" dans les monastères. "Ils mettent les moines et les nonnes dans des conditions proches de la prison, les privant de la possibilité d'étudier et de pratiquer en paix", a-t-il affirmé, accusant Pékin de vouloir "délibérément éradiquer le bouddhisme". "Que le gouvernement chinois le reconnaisse ou non, il y a un grave problème au Tibet".

Les tentatives de négociations pour aboutir à une autonomie limitée pour le territoire n'ont pas abouti. "A en juger par l'attitude de l'actuelle direction chinoise, il y a peu d'espoirs de parvenir bientôt à un résultat", a ajouté le dalaï lama, se disant cependant prêt à poursuivre le dialogue.

Plusieurs milliers de Tibétains en exil s'étaient rassemblés dans un temple bouddhiste pour écouter leur chef spirituel. Au Népal, un millier d'entre eux ont manifesté contre la Chine dans la banlieue de Katmandou, alors que des policiers anti-émeute étaient déployés pour les empêcher de défiler dans les rues.

Dans la capitale tibétaine Lhassa, la sécurité a été renforcée. Le 14 mars 2008, des émeutes avaient éclaté au Tibet après quatre jours de manifestations pacifiques dont les moines bouddhistes avaient pris la tête. Des commerces appartenant à des Chinois avaient été saccagés et pillés, et au moins 22 personnes avaient été tuées.

AP

jeudi 4 mars 2010

Au Danemark, les excuses d'un journal sur les caricatures de Mahomet provoquent une vague de protestations

LE MONDE

L'affaire des caricatures de Mahomet n'en finit pas. Le quotidien danois de centre-gauche Politiken vient de provoquer une tempête de protestations dans son propre pays à cause des excuses que son rédacteur en chef a présentées, le 26 février, à des musulmans. Toeger Seidenfaden est ainsi devenu, en l'espace de quelques jours, le traître numéro un de la patrie danoise.

Le quotidien Politiken a signé un accord avec un avocat saoudien, Faisal Yamani, représentant huit associations du monde musulman disant rassembler près de 100 000 descendants du Prophète. Ces derniers menacent de faire un procès à la quinzaine de journaux danois qui ont réimprimé solidairement une caricature de Mahomet avec un turban en forme de bombe en février 2008, à la suite d'un plan avorté d'attentat contre son auteur, Kurt Westergaard.


Son dessin et onze autres caricatures de Mahomet avaient été publiés en septembre 2005 dans le quotidien Jyllands-Posten et avaient déclenché, au printemps 2006, une poussée de violences dans des pays musulmans, faisant de l'affaire des caricatures la plus grave crise au Danemark depuis la seconde guerre mondiale.

"L'avocat exprimait trois demandes, explique M. Seidenfaden au Monde. Ne plus publier les caricatures, exprimer des excuses et enlever les dessins des sites Internet. Tous les journaux ont répondu que cette publication était légale au Danemark. Dans mon cas, j'ai en outre exprimé ma compréhension pour les musulmans qui s'étaient sentis maltraités." A partir de là, les discussions ont continué. Le rédacteur en chef comprend que l'avocat pourrait se satisfaire d'une forme d'expression de regret ou d'excuse, et laisser tomber les deux autres points.

"Fausse religion"

"Sur cette base, ça m'a paru intéressant de faire un pas, estime Toeger Seidenfaden. La ligne de notre journal a toujours été de dire que, depuis le début de cette affaire, il y avait eu un manque de volonté de dialogue de la part du gouvernement danois. Cette approche de l'avocat nous a permis de mettre en pratique ce que nous prêchions."

Au terme de cet accord, négocié à Londres le 1er février, Politiken a accepté de présenter des excuses. Le texte a été publié en "une" du quotidien, selon le souhait des plaignants. Au Danemark, où la défense de la liberté d'expression est un dogme, la levée de boucliers a été quasi unanime.

"J'estime que c'est une trahison vis-à-vis de tous les combattants de la liberté oppressés dans le monde arabe, qui ne peuvent pas exprimer leur position. C'est se mettre à genou devant les islamistes. Avec ces excuses, ils obtiennent une victoire", a déclaré Naser Khader, qui, à l'époque de la crise des caricatures, était apparu au Danemark comme le porte-parole des musulmans modérés.

"Politiken tire dans le dos de la politique étrangère danoise", a fermement dénoncé Per Stig Moeller, qui fut ministre des affaires étrangères de 2001 jusqu'à sa nomination comme ministre de la culture fin février 2010. Le premier ministre libéral, Lars Loekke Rasmussen, s'est inquiété que ces excuses soient "l'expression d'une rupture de la cohésion qui a existé dans les médias et dans la société danoise". Le parti d'extrême droite DF (Parti du peuple danois), allié du gouvernement, a exhorté les journaux à publier la caricature incriminée. Ce qu'aucun journal n'a fait.

"La liberté d'expression, c'est une fausse religion au Danemark, assure Toeger Seidenfaden. Le fond du débat avec les caricatures, ce n'est pas un débat sur la liberté d'expression, c'est un débat sur comment traiter une minorité religieuse." Or le ton du débat public est souvent dur au Danemark vis-à-vis des immigrés, et des musulmans en particulier. L'avocat Faisal Yamani a déclaré, lundi 1er mars, être prêt à engager un procès "coûteux" contre les autres journaux danois s'ils n'acceptaient pas de présenter des excuses.

Sur le Web : la lettre d'excuses (en anglais), http://politiken.dk/debat/fakta/article910939.ece

mardi 2 mars 2010

Espagne : un curé… se prostituait sur internet

Espagne – Un homme de 27 ans vient d’être révoqué par l’archidiocèse de Tolède, pour avoir cumulé sa fonction de curé, à celle de prostitué sur internet.


Samuel Martin, 27 ans, était le curé des paroisses de Noez et de Totanes. Mais alors qu’il exerçait ses fonctions religieuses, l’homme proposait également des services sexuels sur la toile contre de l’argent, postant différentes annonces.

Et le journal El Mundo de préciser que l’homme aurait dépensé 17.000 € afin de diffuser ses annonces sur internet et en passant des appels coquins, argent qu’il prenait notamment dans les caisses de l’Eglise. L’annonce du curé disait : "Pour femmes et couples, bien doté (15 cm), je suis ouvert à tout sauf au sado, vous ne le regretterez pas, je vous ferai jouir de bonheur comme jamais". Cette dernière était accompagnée d’une photo du curé, en sous-vêtement.

Les tarifs de ses services oscillaient de 50 à 120 euros, en fonction du temps demandé. Et l’archidiocèse de préciser à l’AFP que l’homme a été révoqué, pour des "faits lamentables".

source: zigonet.com