lundi 9 mars 2009

Les mensonges de l'école catholique (Canada)

Daniel Baril

Table des matières

CHAPITRE 1 : Le mensonge fondamental
1er mensonge :- L'enseignement scolaire est incomplet sans la dimension religieuse
2e mensonge :- L'enseignement religieux à l'école est un droit fondamental
3e mensonge :- Un projet éducatif confessionnel voté par la majorité des parents jouit d'une assise démocratique

CHAPITRE 2 : Mensonges et demi-vérités sur la Loi 107
4e mensonge :- L'instauration de commissions scolaires linguistiques mettra fin au problème confessionnel
5e mensonge :- C'est la Constitution du Canada qui impose les dispositions confessionnelles à notre système scolaire
6e mensonge :- La Loi 107 permet de créer des écoles neutres
7e mensonge : - Avec la Loi 107, toutes les écoles doivent offrir le cours d'enseignement moral
8e mensonge :- La Loi 107 donne aux minorités religieuses les mêmes droits qu'aux catholiques et aux protestants en matière d'enseignement religieux

CHAPITRE 3 : Les mensonges sur le désir des parents
9e mensonge :- La population veut le maintien du système scolaire confessionnel
10e mensonge :- L'enseignement religieux répond aux attentes des parents
11e mensonge :- Les consultations sur les statuts d'écoles montrent que les parents tiennent à la confessionnalité

CHAPITRE 4 : Les mensonges socio-historiques
12e mensonge :- La population du Québec est catholique; il est normal que l'école le soit aussi
13e mensonge :- En offrant un cours d'enseignement moral et en permettant dans certains cas l'enseignement d'autres religions, l'école catholique respecte la pluralité des confessions
14e mensonge :- La religion étant gardienne de la langue, la division confessionnelle du système scolaire protège le fait français au Québec
15e mensonge :- L'école confessionnelle se justifie au nom du maintien de la tradition et des droits acquis
16e mensonge :- L'école confessionnelle sait s'adapter aux réalités changeantes

CHAPITRE 5 : Les mensonges pédagogiques
17e mensonge :- L'école catholique traite les élèves non catholiques avec respect
18e mensonge :- L'enseignement religieux n'est plus catéchistique mais anthropologique
19e mensonge :- L'apprentissage par objectifs a amené l'élimination des dogmes dans l'enseignement religieux
20e mensonge :- Le nouvel enseignement religieux respecte les étapes du développement cognitif et affectif de l'enfant
21e mensonge :- L'enseignement religieux inclut la formation morale
22e mensonge :- L'école publique ne consacre pas assez de temps à l'enseignement religieux
23e mensonge :- Les enseignants chargés de l'enseignement religieux sont de foi catholiques
24e mensonge :- Les enseignants qui ne veulent pas donner l'enseignement religieux en sont exemptés

CHAPITRE 6 : Les mensonges du directeur
25e mensonge :"Vous êtes le seul à avoir demandé le cours de morale"
26e mensonge :"Nous avons placé votre enfant en enseignement religieux parce que vous n'avez pas indiqué de choix sur le formulaire d'inscription"
27e mensonge :"Votre enfant devra s'absenter des autres cours si vous voulez qu'il suive l'enseignement moral"
28e mensonge :"Votre enfant sera exclu de la classe pendant l'enseignement religieux et on ne pourra pas lui donner ses unités"
29e mensonge :"Votre enfant ne pourra être initié aux sacrements s'il est en morale"
30e mensonge :"Votre enfant devra changer d'école"
31e mensonge :"L'école a un projet éducatif confessionnel; on ne peut exempter votre enfant de la prière ou de la pastorale"

CHAPITRE 7 : Les mensonges de l'école protestante

CHAPITRE 8 : Quelques vérités sur la laïcité
1re vérité :- La laïcité est une réalité de plus en plus affirmée au Québec
2e vérité :- La laïcisation est un enrichissement pour la démocratie
3e vérité :- La laïcité est un élément fondamental de la culture publique commune
4e vérité :- Une école laïque respecte la liberté de religion
5e vérité :- Une école laïque permettrait une meilleure qualité d'enseignement et des projets éducatifs plus consistants et plus cohérents
6e vérité :- Une école laïque permettrait de rationaliser le temps accordé aux cours du bloc " formation de la personne "
7e vérité :- Une école laïque permettrait une meilleure utilisation des fonds publics
8e vérité :- La laïcisation de l'école est réclamée par une large part de la population québécoise

source ; http://www.mlq.qc.ca


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EXTRAITS DE:
LES MENSONGES DE L'ÉCOLE CATHOLIQUE

Auteur: Daniel BarilPublié en 1995

Le parti politique Les patriotes et son aile armée réclamaient l'indépendance du Bas-Canada, l'autonomie du peuple, la séparation de l'Église et de l'État, la liberté de conscience et de religion, l'instauration d'un système d'enseignement public et laïque. L'Église catholique a lutté de toutes ses forces contre ce mouvement politique. La condamnation par l'Église des soulèvements populaires de 1837 et de 1838 au profit de la soumission au conquérant britannique a sonné la défaite militaire et politique des Patriotes.
Dans les années 1850, le clergé ultramontain favorise une lutte réactionnaire, appelée la "guerre des éteignoirs", contre la loi sur les taxes scolaires servant à soutenir les écoles publiques qu'il jugeait inutiles. "L'ignorance est de beaucoup préférable à l'enseignement qui n'a point pour fondement la connaissance de Dieu", soutiennent alors les ultramontains.
En 1875, les évêques convainquent le premier ministre Boucher de Boucherville d'abolir le ministère de l'Instruction publique créé en 1867. En récompense pour ce bon conseil, tous les évêques du Québec sont nommés membres d'office du Comité catholique qui peut alors agir à sa guise. Pendant près d'un siècle, l'obscurantisme de leurs valeurs rurales, opposées au développement intellectuel et économique, va bloquer l'ascension sociale et économique des francophones catholiques.
Jusqu'au milieu des années 1900, l'Église s'oppose avec succès à l'école obligatoire et gratuite.
Toutes ces entraves au développement intellectuel et économique vont porter fruit. En 1891, le recensement fédéral indique que le plus haut taux d'illettrés se trouve chez les Canadiens français. En 1901, alors que l'école anglo-protestante implante une 11e année, l'école francophone n'offre en théorie qu'une 8e année; en pratique, elle ne dépasse guère la 6e année. En 1929, les collèges classiques catholiques accueillent 11,000 élèves, comparativement à 18,000 pour les high schools protestants de minorité anglaise.
Si les francophones ont survécu, ce n'est certes pas grâce à cette Église, mais malgré elle et son obscurantisme. Elle est directement responsable de notre retard sur le plan économique, et il a fallu attendre le vent de laïcisation de la Révolution tranquille pour que débute le rattrapage de ce retard.
À défaut d'avoir une école laïque, le gouvernement du Québec doit consacrer chaque année environ un demi-milliard de dollars à l'endoctrinement religieux.

Source : http://www.abacom.com

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