mercredi 9 septembre 2009

La présidente de Ni putes ni soumises plaide à nouveau contre le port de la burqa

La présidente de l'association Ni putes ni soumises, Sihem Habchi, a de nouveau fermement plaidé mercredi contre le port du voile intégral et de la burqa, au nom du "droit des femmes" et de la lutte contre la "ségrégation", lors de son audition par la mission parlementaire créée sur le sujet, à l'Assemblée nationale.

Basant son intervention sur des témoignages, évoqués avec émotion, Mme Habchi a souhaité que la France soit le "porte-drapeau de valeurs qui sont nécessaires" et défende "le principe de laïcité". La présidente de NPNS a insisté sur les "deux volets" de la question, celui du "droit des femmes" et celui de la "ségrégation". En portant le voile intégral, "on se balade avec son ghetto", a-t-elle lancé. "C'est visible (...) C'est la séparation des populations et ça, c'est fondamental", a-t-elle souligné.

"J'ai des cousines qui sont sous le voile intégral (...), qui n'ont pas le choix", a-t-elle expliqué, évoquant l'origine algérienne de ses parents. "Il ne faut pas attendre que ça dégénère", a averti Mme Habchi, appelant les députés à "ne pas avoir peur" de légiférer. "Il en va de la survie de beaucoup de jeunes femmes".


La philosophe Elisabeth Badinter, également connue pour ses positions féministes, a ensuite été à son tour auditionnée par la commission.

La mission d'information sur la pratique du port du voile intégral, présidée par André Gerin (PCF), a été créée au mois de juin, au lendemain du discours de Nicolas Sarkozy devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles. Elle est composée de 32 députés issus des quatre groupes de l'Assemblée: 17 UMP, 11 PS, 2 Nouveau centre et 2 PCF.

La burqa constitue un signe "d'asservissement" de la femme et "ne sera pas la bienvenue sur le territoire de la République", avait déclaré le 22 juin le président de la République, souhaitant que le Parlement se saisisse de la question.

Selon des informations publiées mercredi par "Le Figaro", "moins de 2.000 femmes" porteraient la burqa en France. Le quotidien affirme avoir pu consulter "un rapport sur l'islam, rédigé cet été par la sous-direction de l'information générale du ministère de l'Intérieur et resté confidentiel". Toujours cet été, selon la presse, un rapport de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) avait fait état de 367 femmes. AP

5 commentaires:

  1. Il est de plus en plus observable qu’il existe un féminisme de droite

    http://ysengrimus.wordpress.com/2009/10/15/sur-le-feminisme-de-droite/

    Nier cette sorte de « consécration » sociale du féminisme, c’est quand même un peu se mentir…
    Paul Laurendeau

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  2. Bonjour
    ce matin le 26 janvier 2010 sur France-info, La présidente de l'association Ni putes ni soumises, Sihem Habchi a fait une belle déclaration sur le port du voile. Je pense qu'elle est entourée de gens sourds. Pourtant c'est clair, elle est contre la burka. Alors qu'est ce qu'on attend pour empécher cet enfermement de la femme ? C'est bientôt le 21em siècle et nous voilà retourner à l'âge de pierre ... Je suis moi même musulmane et je craint le pire pour mes filles, on doit réagir VITE ET BIEN
    Merci aux hommes politiques d'avoir un peu plus de cran, et d'être un plus ferme concernant cette soumission et de comprendre la souffrance qu'endure les femmes chez nous

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