mercredi 16 septembre 2009

Aïd el-Kébir: Bardot demande à Sarkozy de "trancher" sur l'abattage rituel

Brigitte Bardot a fait livrer mardi à l'Elysée un mouton en peluche grandeur nature, porteur d'un message au président Nicolas Sarkozy afin qu'il "tranche" et impose l'étourdissement préalable des animaux pour tous les abattages rituels en France à l'occasion de la fin du Ramadan. Lire la suite l'article

"Le temps passe et pour ce dossier sur lequel je me bats depuis 1981, nous connaissons aujourd'hui un véritable retour en arrière", a-t-elle déploré dans un entretien à l'Associated Press.

L'ancienne actrice rappelle les avancées obtenues il y quelques années après son intervention auprès de Dalil Boubakeur, alors président du Conseil français du culte musulman, et du Grand mufti de Lyon. Tous deux avaient établi que l'étourdissement préalable réclamé par les défenseurs de la cause animale ne s'opposait pas aux textes religieux dès l'instant où les animaux, bien qu'inconscients, sont toujours vivants au moment où ils sont égorgés.

"Ainsi qu'il me l'avait promis comme ministre de l'Intérieur et des Cultes puis comme président fraîchement élu en 2007, je demande à Nicolas Sarkozy de trancher sur la question en imposant l'étourdissement préalable pour tous les abattages rituels en France", ajoute Brigitte Bardot, dénonçant la dérogation au régime général dont bénéficient ces abattages en France.

L'ancienne actrice s'inquiète par ailleurs des atermoiements des deux ministères concernés (Intérieur et Agriculture) "qui n'ont de cesse depuis des années de se renvoyer la balle", d'où sa supplique au chef de l'Etat.

"Que les choses soient claires: il ne s'agit nullement d'un problème sur le fond et la pratique religieuse des musulmans de France, mais sur la forme. Aussi, j'en appelle à leur compassion", précise B.B. Elle souligne que contrairement à une idée répandue, les textes sacrés musulmans encadrent précisément les conditions de mise à mort des animaux. "Les moutons ne doivent pas voir la lame qui va les sacrifier ou être en contact avec d'autres bêtes devant subir le même sort", cite-t-elle en exemple.

Selon les chiffres du ministère de l'Agriculture, quelque 200.000 ovins sont sacrifiés chaque année en France, dont 70.000 en dehors des abattoirs, à l'occasion de l'Aïd el-Kébir, la fête la plus importante du calendrier religieux musulman qui marque la fin du ramadan. AP

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