mardi 2 juin 2009

Orgueilleuse Église catholique


Photothèque Le Soleil

Le pape a regretté les crimes commis par son église envers les autochtones du Canada. Mais il n'a pas offert d'excuses ni demandé pardon. En fait, c'est plutôt l'Église catholique canadienne qui devrait le faire, pas le Vatican. Les églises protestantes l'ont fait. Le gouvernement canadien l'a fait et a offert des milliards de dollars en compensation. Si l'Église catholique canadienne a peur des poursuites en justice, elle pourrait s'entendre avec les autochtones pour obtenir de leur part une promesse formelle de non poursuite devant les tribunaux. D'ailleurs, les autochtones ont dit que ce n'était pas une question d'argent. Alors, elle pourrait offrir ses excuses et demander pardon aux autochtones ce qui réglerait le problème une fois pour toutes. Non, l'église aime mieux se cantonner dans son orgueil séculaire comme dans l'affaire des orphelins de Duplessis. C'est une vieille tradition chez elle. Il aura fallu attendre le 263e pape, soit Jean-Paul II, pour qu'elle demande pardon du bout des lèvres pour ses nombreux crimes: inquisition, antisémitisme, chasse aux sorcières, guerres de religion, etc. L'Église, qui a si souvent accusé ses fidèles du péché de l'orgueil, fait preuve à son tour d'un orgueil sans nom. Est-ce que Jésus est fier de son Église?

Normand Rousseau, Gatineau

Source : cyberpresse.ca

lundi 1 juin 2009

Les religions sont anti-femmes

Ecrivain et militante, la Bangladaise Taslima Nasreen se fait l'avocate de la laïcité. Pas seulement dans les pays musulmans

En 1994, Taslima Nasreen, 43 ans aujourd'hui, a dû laisser derrière elle son pays, le Bangladesh, sa famille et son métier de gynécologue pour échapper à une fatwa lancée contre elle par des fondamentalistes musulmans. Sa faute: avoir osé s'élever contre l'oppression des femmes.

Vous êtes venue à Paris pour défendre les droits des femmes dans le cadre de la Semaine mondiale de l'éducation. Mais votre première cible reste la religion...

Toutes les religions, sans exception, sont fondamentalement anti-femmes. Elles vont à l'encontre de la liberté et des droits des femmes, qu'elles oppriment, au même titre que la tradition, la culture, les coutumes et le système patriarcal. Je m'en prends particulièrement à l'islam parce qu'il s'oppose à la démocratie, aux droits de l'homme et à l'émancipation des femmes. Dans les pays musulmans, la situation est pire qu'ailleurs, faute de séparation claire de la religion et de l'Etat. La loi y est fondée sur la religion, ce qui est la source de tous les maux des femmes.

Pourtant, n'assiste-t-on pas à un retour en force des religions, aux Etats-Unis comme au Moyen-Orient?

Il est extrêmement alarmant de constater que certains Etats américains s'opposent à l'enseignement de la théorie de l'évolution et promeuvent le créationnisme . C'est un dangereux retour en arrière! Là comme ailleurs, la religion est un outil et une arme entre les mains des dirigeants pour maintenir le peuple dans l'ignorance. Quant au fondamentalisme contre lequel les Etats-Unis sont en guerre, il ne faut pas oublier que ce sont eux qui l'ont engendré et encouragé dans leur propre intérêt, à l'époque de la guerre froide! Maintenant que l'Union soviétique est morte, ils essaient de combattre l'islamisme et d'imposer la démocratie et les droits de l'homme à coups de bombes. Ils font fausse route. C'est le contraire qui se produit: des musulmans modérés versent dans l'extrémisme. Pour progresser, la démocratie et les droits de l'homme doivent s'appuyer sur des mouvements laïques internes aux pays musulmans.

L'émancipation des femmes est-elle possible dans le cadre d'un Etat islamique?

Non, je ne le pense pas, contrairement à Shirin Ebadi [avocate iranienne, Prix Nobel de la paix 2003]. Le Coran dit clairement que les hommes sont supérieurs et les femmes inférieures. On ne peut pas donner une interprétation positive de pareilles affirmations! Pour être libres, les musulmanes n'ont d'autre choix que de s'affranchir de la religion et du système patriarcal. Une société fondée sur l'égalité et la justice passe par la séparation claire de la religion et de l'Etat. L'éducation, l'Etat et le système politique doivent être laïques. La religion est une affaire de croyance individuelle et de liberté personnelle.

Source : lexpress.fr

dimanche 31 mai 2009

"J'ai donné toute ma vie à la Scientologie"

Depuis lundi 25 mai, l'Eglise de Scientologie comparaît pour "escroquerie en bande organisée" au tribunal correctionnel de Paris. Jérémy a bien connu l'organisation, il faisait partie de ses membres haut placés. Il raconte son histoire.
"J'ai longtemps pensé que la Scientologie était la seule solution à mes problèmes". Cette phrase sonne comme un leitmotiv dans la bouche de Jérémy. Après 16 ans passés au sein de l'organisation en Californie, cet ancien membre bute sur certains mots en racontant son histoire. Une histoire vierge de toute information personnelle, pour ne pas être reconnu. "J'ai donné toute ma vie à la Scientologie", lâche-t-il.

Reuters/Charles Platiau
La librairie de l'Eglise de Scientologie à Paris, le 19 mai 2009.

Ce grand brun aux yeux noisettes n'a que 17 ans lorsqu'il découvre l'organisation de Ron Hubbard. Les études ne l'intéressent pas. Il les interrompt au cours de sa terminale de gestion. La communication avec ses parents est parfois difficile. Quand un adepte de la Scientologie propose de lui faire passer un test de personnalité, il accepte.
Le résultat est mauvais: instabilité, problèmes à se concentrer et à communiquer. Des "failles" lourdes de conséquences sur sa vie future, lui assure l'évaluateur. Jérémy suit donc un cours de communication pendant deux semaines. "Je restais assis devant quelqu'un et je devais le fixer dans les yeux", raconte-t-il. Un exercice destiné à recouvrer l'aisance et la confiance en soi.

Vente de services facturés de 500 à 50 000 euros
Constatant des changements dans ses relations avec les autres, Jérémy se met à fréquenter assidûment le centre de Scientologie, jusqu'au jour où il rencontre un membre danois de l'Organisation maritime (voir encadré), une instance supérieure de l'organisation.
Pensant avoir trouvé sa voie, il se rend au Danemark, où il est chargé des inscriptions et de la vente des services facturés, de 500 à 50 000 euros. Parmi les produits phares: "l'audition", forme de conseils censés "aider à examiner sa propre existence", peut-on lire sur le site de la Scientologie.
Nouvelle recrue, Jérémy travaille jour et nuit. Et bientôt, à l'adoration succède le doute: le temps libre se raréfie, seule la productivité compte. "On regardait les revenus que je réalisais sur une semaine et s'ils étaient inférieurs à la semaine passée, je devais rattraper mon retard", raconte Jérémy. La pression est constante, et si usante qu'il songe à tout plaquer. "Mais on ne peut partir quand on est membre du personnel. J'étais coincé. On me disait que si je partais c'est que j'avais des choses à cacher." Jérémy se résigne à rester, par peur de l'inconnu. Il tente l'aventure en Californie, où il devient manager d'une équipe de 40 personnes.
Mais aux Etats-Unis, où la Scientologie est considérée comme une religion, "le harcèlement" s'accroit. "On ne dormait pas, il fallait vendre à tout prix". Quitte à franchir les limites de la légalité. "J'ai vu des personnes s'endetter et des entrepreneurs déposer le bilan à cause des services qui leur étaient débités." Jérémy avoue avoir eu mauvaise conscience, mais selon lui, les employés comme lui n'avaient aucun pouvoir.
Après une dispute avec un supérieur, il revient en France. Mais ne renonce pas aux valeurs de la secte. "J'étais encore scientologue à 100%". L'absence de contact avec le monde extérieur va jouer le rôle de détonateur.
"A l'Organisation maritime nous n'avions pas accès au Net et toute information jugée subversive nous était interdite", explique Jérémy. A force de recherches, l'ancien adepte réalise combien il a été endoctriné. Avec l'aide d'une association, il suit une formation. Aujourd'hui, il est ingénieur en informatique et tente d'aider d'anciens "collègues" restés aux Etats-Unis.
Du procès pour escroquerie en bande organisée où comparaît la Scientologie, Jérémy espère une lourde condamnation. "Je veux que la vérité éclate au grand jour. La Scientologie se voit comme une religion mais elle n'est rien d'autre qu'un business."

Source : lexpress.fr

samedi 30 mai 2009

Il ne te viole pas, c'est ton mari

L'homme qui haïssait l'Islam

Par Antoine MALO, envoyé spécial à La HayeLe Journal du Dimanche


Il profère des horreurs avec décontraction, les jambes croisées, le ton égal. "L'islam est une religion fasciste et autoritaire. Quant à Mahomet, c'était un fou, un meurtrier, un pédophile, un idiot..." Ainsi parle Geert Wilders, 46 ans, nouvelle star de la vie politique néerlandaise. Ce député solitaire a fait de l'islamophobie son fonds de commerce.

Geert Wilders a repris le flambeau de Pim Fortuyn. (Reuters)

Selon les derniers sondages, son parti, le PVV (Parti pour la liberté), créé en 2006, est le plus populaire du pays. Il y a peu, ce fils d'un réfugié allemand ayant fui le nazisme s'attirait plutôt les sarcasmes. Geert Wilders? Un demi-fou qui vomissait l'islam, ce grand gaillard un peu ridicule avec sa tignasse peroxydée et son teint toujours hâlé. Au début des années 2000, il végétait encore dans l'ombre d'autres contempteurs d'un islam "incompatible avec les valeurs néerlandaises": le flamboyant libéral-libertaire Pim Fortuyn ou le cinéaste ultra-provocateur Theo van Gogh.

Et puis, en 2002, Fortuyn est assassiné par un acharné de la cause animale. Deux ans plus tard, Theo van Gogh est égorgé en plein centre d'Amsterdam par un islamiste radical. Wilders reprend le flambeau. En 2006, il quitte le Parti libéral (VVD) pour créer son propre mouvement, le PVV. L'an dernier, il produit Fitna, un brûlot anti-Coran. La vidéo, qui passe sur Internet, fait scandale. C'était voulu. "Wilders a un sens aigu de la communication, explique le politologue Kees Aarts. Dernièrement, il voulait se rendre en Grande-Bretagne alors qu'il n'était pas le bienvenu. Il a quand même pris l'avion en prenant soin d'y embarquer des journalistes. Quand il a été refoulé, toute la presse du pays en a parlé."

"Ma vie est un enfer, je ne la souhaite à personne"

Revers de la médaille: le célèbre Wilders est aussi un homme traqué. Chaque jour, il reçoit des lettres de menace. Pour le rencontrer dans sa permanence au Parlement de La Haye, il faut montrer patte blanche. Dans les couloirs où trône en bonne place le portrait de Theo van Gogh, une demi-douzaine de policiers impressionnants montent la garde. "Ma vie est un enfer, je ne la souhaite à personne, se lamente Wilders. Je vis dans une résidence constamment surveillée. Mon agenda est épluché par les policiers qui me protègent. J'ai renoncé à ma liberté."

A l'entendre, il est en mission: en finir avec "l'islamisation" de l'Europe en général, et celle des Pays-Bas en particulier. Pour la campagne des européennes, il concentre le tir sur la Turquie, "ce pays islamique". Pour épicer sa guerre de religions, le PVV avance quelques autres propositions: exclure la Roumanie et la Bulgarie, des "Etats corrompus", de l'Union européenne. "Tuer" le Parlement de Strasbourg, cette sangsue de l'Europe. Donner la priorité à la Hollande et aux Hollandais. Le cocktail du succès. Si des élections législatives se tenaient ce printemps, Wilders recueillerait au moins 30 sièges sur 150, contre 9 actuellement.

"Le peuple ne sait plus qui il est"

Que s'est-il passé au pays de la tolérance pour que Wilders soit ainsi plébiscité? "Il plaît aux classes populaires, qui n'ont pas profité de la mondialisation, qui ont peur de l'avenir, des changements culturels et sociaux", analyse Chris Huinder, de Forum, une association qui promeut le développement multiculturel aux Pays-Bas. Wilders donne une autre version de son succès: "La société néerlandaise a un problème d'identité. Aujourd'hui, comme il y a plusieurs siècles, nous faisons face à une invasion des musulmans. Pas par la guerre comme autrefois, mais par l'immigration de masse. Le peuple ne sait plus qui il est. Il veut retrouver ses valeurs."

Réponse simpliste pour une situation infiniment plus complexe. La réalité des Pays-Bas est celle d'un pays schizophrène. A côté de Wilders pousse une génération de politiques, issus, eux, de l'immigration. Symbole de cette intégration réussie: Ahmed Aboutaleb, nommé en janvier dernier maire de Rotterdam. A l'opposé, une partie des immigrés sont restés à l'écart. Dans les banlieues de Rotterdam et d'Amsterdam, où règne un chômage endémique, vivent aujourd'hui des populations désocialisées et peu intégrées. Wilders a beau jeu de dénoncer burqas et mosquées qui fleurissent dans ces quartiers. Comme il boit du petit-lait quand la police procède à des coups de filet dans les milieux islamistes pour démanteler des cellules terroristes.

"Le pire, c'est que Wilders influe sur toute la classe politique, s'alarme Sophie in't Veld, députée européenne du parti libéral de gauche D66. Le discours ambiant est toujours plus xénophobe et anti-européen." Wilders prépare pour l'année prochaine une suite de Fitna. Il parie qu'il sera Premier ministre après les prochaines législatives, dans deux ans. "Je suis prêt", dit-il, évidemment imperturbable.

vendredi 29 mai 2009

Scientologie: comment ils ont été recrutés

LePost

Lundi a débuté un procès qui opposent 2 anciennes adeptes à l'église de Scientologie.

Accusés d'escroquerie et d'exercice illégal de la pharmacie, 7 responsables de l'église de Scientologie ainsi que le centre parisien et sa librairie -en tant que personnes morales- nient tout en bloc.

"Ces histoires sont plus des histoires de déception que des tromperies", a plaidé Me Maisonneuve, l'un des avocats de la Scientologie, à l'ouverture du procès.

Mais depuis le début de la semaine, que ce soit à la barre ou dans les médias, les témoignages d'anciens adeptes, accusant l'église de Scientologie de manipulation, affluent.

Tour à tour, ils décrivent comment l'organisation les a attirés en son sein.
Avec toutes sortes de promesses. En voici 5.

1. La Scientologie vous offre la liberté...
Alain Stoffen, ancien adepte qui attaque l'église dans son livre Voyage au coeur de la scientologie, raconte qu'il a apprécié se sentir "libre" pendant ses 15 ans d'appartenance à l'Eglise de Scientologie.
"J'étais intimement persuadé de penser de plus en plus par moi-même et d'être de plus en plus authentique", explique-t-il sur France 2.
(vidéo postée sur YouTube par Amyn0na)
Sauf que... on peut se sentir surveillé !
Lorsqu'il a découvert son "dossier d'éthique" (un document secret que l'organisation tient à jour sur chacun de ses membres), il s'est senti "trahi, violé", a-t-il expliqué sur France 2.
Sur des centaines de pages, Alain Stoffen découvre que tout son parcours au sein de l'organisation a été minitieusement noté. Il lit également quelles étaient les instructions pour le convaincre de rester dans l'église de Scientologie, un "programme pour manier Alain Stoffen".

2. La Scientologie vous donne du travail...
C'est ce qu'a raconté à la barre du tribunal correctionel de Paris, Aude-Claire Malton, ancienne adepte, relate France-Soir.
La Scientologie l'a recrutée à une époque où, gouvernante dans un grand hôtel, à 8000F par mois, elle est "dépressive et en situation de rupture". "On m'a proposé de travailler rue Legendre (un des centres de la Scientologie à Paris, ndlr) pour un salaire minime mais des cours gratuits. Comme j'habitais loin, j'ai donné mon congé."
Sauf que... c'est possible d'y laisser pas mal d'argent !
Aude-Claire explique pour sa part que la Scientologie lui a "pris son énergie, vidé ses comptes." Et elle accuse: elle aurait dépensé 140.000F (soit plus de 20.000 euros) en 17 règlements à l'organisation.

3. La Scientologie vous aide à prendre confiance...
C'est ce qui a tout de suite attiré Jérémy, 17 ans, lorsqu'il a été approché par l'organisation. Dans L'Express, il raconte comme il a adhéré à l'église de Scientologie après avoir passé un test de personnalité et avoir suivi de nombreux cours de communication avec des adeptes.
Il "constate des changements dans ses relations avec les autres" et trouve même du travail au sein de l'organisation.
Sauf que... cela peut se transformer en "pression terrible" !
"On regardait les revenus que je réalisais sur une semaine et s'ils étaient inférieurs à la semaine passée, je devais rattraper mon retard", explique Jérémy qui décrit la pression dont il se sent victime. "On ne dormait pas, il fallait vendre à tout prix." L'isolement aussi...

4. La Scientologie vous transforme en "surhomme"...
C'est ce qu'a ressenti Roger Gonnet, ancien recruteur, entré dans l'organisation en 1975 et aujourd'hui farouche détracteur de la Scientologie. Il raconte dans Le Figaro comment il a été séduit par la dianétique, la méthode expliquée dans ses ouvrages par le fondateur de la Scientologie, Ron Hubbard.
"On y décrit l'homme qui, débarrassé des 'aberrations', c'est-à-dire des maladies psychosomatiques, devient rationnel, intelligent. C'est le mythe du 'surhomme' et j'y ai cru".
Sauf que... pas tout à fait !
L'ex-adepte relate ce qui l'a fait quitter l'organisation : "A la suite de décès tragiques d'adeptes, je me suis aperçu que la Scientologie avait influencé la vie de ces personnes. J'étais mal à l'aise. Il y a eu aussi le cas d'une femme qui a failli mourir à force de saunas qui lui étaient déconseillés".

5. La Scientologie dispense des formations pour les cadres...
C'est un article de Capital qui fait le tour des différentes stratégies d'approche de l'organisation.
Le journal économique explique, par exemple, qu'un "membre d'honneur de l'Eglise française de la Scientologie" est également patron d'une agence spécialisée dans les formations en marketing. "Carrefour, la Société générale, SFR ou encore Novotel" auraient organisé des sessions de formation pour leurs cadres avec lui.
Sauf que... elle ne donne pas son nom !
"Mon appartenance religieuse n’a rien à voir avec mes formations", s'est défendu l'homme en question.
Mais, affirme Capital, sa société est "adhérente à Wise, le réseau mondial des entreprises scientologues. Et, comme les autres, elle s’engage à «utiliser les méthodes de management de Ron Hubbard» dans ses activités professionnelles".

Religion


Un sujet qui prête plutôt à la polémique, pourtant il est impossible d’exclure la religion de nos pages insolites. Et avouons-le, dans certaines mises en scène, la religion nous fait sourire, voire plus, de façon incontrôlable.

Lorsque vous visionnez la vidéo où Jésus Christ reprend l’incontournable tube de Gloria Gaynor, « I Will Survive », avec une voix de crécelle en prime, il est très difficile de contenir son hilarité.
Une anecdote cette fois : l’histoire de ces 48 personnes en Inde qui seraient subitement devenues aveugles, après avoir cherché du regard la Vierge au milieu du ciel. Ce genre de récit laisse dubitatif et aide à penser que la religion a beau être révélée pour grands nombres de croyants, elle demeure un mystère quant à sa pratique pour certains.
Comme ces fidèles qui ont menti sur les activités d’un club en Russie pour qu’un prêtre vienne le bénir : le club ne serait qu’une école de danse. Un pieux mensonge puisqu’en réalité il s’agissait d’une boîte de strip-tease. Néanmoins le prêtre a officié et les habitués n’ont pas fondu sous l’eau bénite, se réjouissant même que la fréquentation du bar ait augmenté depuis le baptême…
Laissez-vous tenter par cette rubrique consacrée à la religion dans ses aspects les plus insolites, on ne vous demandera pas un rosaire de prières après.

Source : zigonet.com

jeudi 28 mai 2009

La justice malaisienne interdit l'usage du mot "Allah" aux non-musulmans

Un tribunal de Malaisie a interdit jeudi à l'Eglise catholique d'utiliser le mot "Allah" même à titre temporaire, confirmant une interdiction faite par le gouvernement devenue le symbole des tensions religieuses dans ce pays à majorité musulmane.

Le gouvernement fédéral interdit aux non-musulmans de traduire Dieu par Allah dans leur littérature et l'ensemble de leurs écrits, expliquant que cet usage pourrait perturber les musulmans.

Les congrégations chrétiennes estiment, elles, que cette interdiction est anticonstitutionnelle, arguant que le mot "Allah" est antérieur à l'Islam.

La Haute Cour de Malaisie a rejeté un appel par "The Herald", la principale publication de l'Eglise catholique en Malaisie, qui demandait la suspension de cette interdiction en attendant que la justice se prononce sur sa légalité, a déclaré Porres Royan, l'avocat du "Herald".

La Haute Cour doit statuer à partir du 7 juillet sur le premier appel interjeté par le "Herald" sur cette interdiction remontant à 2007.

Royan a expliqué que le tribunal a décidé jeudi que la suspension de cette interdiction contreviendrait aux lois de certains Etats de la fédération imposant une interdiction similaire.
"Je ne veux pas considérer cela comme un échec (...) La Haute Cour devra décider au bout du compte", a déclaré le directeur de la rédaction du "Herald", Lawrence Andrew.

L'interdiction porte l'édition en malais du "Herald" qui est lue essentiellement par les tribus indigènes convertis à la Chrétienté il y a des décennies. Les éditions en mandarin, anglais et tamoul n'utilisent pas le mot "Allah".

Quelque 60% des 27 millions de Malaisiens sont musulmans malais. Un tiers de la population est d'origine chinoise ou indienne et nombreux sont ceux parmi ces deux minorités qui sont de confession chrétienne.

AP
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