dimanche 17 octobre 2010

La blogueuse islamophobe que les médias américains s'arrachent


Qui est Pamela Geller ? Pour beaucoup, c'est une menteuse qui appelle sans sourciller à contrer l'islamisation de l'Amérique, quand la population musulmane ne représente qu'une part infime de la population (0,6% selon le Pew Research Center. Et qui fustige avec la même conviction la future « mosquée de Ground Zero » alors que le projet proposé :


•n'est pas une mosquée (mais un centre culturel islamique)

•ne se trouve pas à Ground Zero (mais à deux rues au nord)

Mais pour d'autres, elle est celle qui délivrera l'Amérique de la charia.

Le projet de centre non loin du site des attentats du 11 Septembre a provoqué un regain d'islamophobie, et la blogueuse aux allures de femme fatale, inconnue du grand public il y a seulement un an, est devenue l'une des figures les plus visibles (et controversées) de la nébuleuse antimusulmane américaine.

Invitée par le chroniqueur Bill O'Reilly sur FoxNews

Cet été, elle a par exemple été invitée par le très droitier Bill O'Reilly sur la chaîne d'info FoxNews, pour réagir à des attaques formulées la veille sur le même plateau par un représentant dela com . (Voir la vidéo, en anglais)



Ses propos, parfois incohérents, toujours sulfureux, sont aujourd'hui repris par des personnalités politiques de premier plan, dont l'ex-candidate républicaine à la vice-présidente Sarah Palin et l'ancien président de la Chambre des représentants Newt Gingrich.


Son association, Stop Islamization of America, qu'elle décrit comme une association de défense des libertés individuelles, a organisé plusieurs manifestations « anti-mosquée » à New York, avec des milliers de participants.

Pamela Geller porte un message islamophobe autrefois très marginal

Et de plateaux télé en couverture de journaux, elle pousse chaque jour un peu plus un message d'hostilité envers l'islam autrefois relégué aux marges de la société américaine.

Pour Eric Boehlert, journaliste à Media Matters for America, organisation qui analyse le contenu des médias conservateurs américains « il est indéniable qu'elle joue un rôle important dans la controverse autour de la “mosquée de Ground Zero”. »

Ex-commerciale, Geller fait partie des Américains dont l'intérêt pour l'islam a été suscité par le 11-Septembre. Sur sa table de chevet se côtoient :

•les ouvrages de l'écrivaine Bat Ye'or sur les problèmes d'intégration des musulmans en Europe

•« Pourquoi je ne suis pas musulman », de l'ex-musulman Ibn Warraq

•« La Révolte d'Atlas », par l'auteure libertarienne Ayn Rand, la bible de nombreux commentateurs conservateurs

Un photomontage d'Obama urinant sur le drapeau américain


Sur son blog Atlas Shrugs, on peut trouver un photo-montage d'Obama urinant sur le drapeau américain, ou une vidéo où elle dénonce l » « islamofascisme »… en bikini à la plage. (Voir la vidéo)


http://www.youtube.com/watch?v=7TG7DTOkU-s

C'est grâce à une note publiée sur ce site que son ascension commence. En mai 2010, elle déclare la guerre au projet de centre culturel islamique près de Ground Zero, tout juste approuvé par le conseil de quartier.



Sa note est sobrement titrée : « Une méga-mosquée avance dans l'ombre de la mort et de la destruction du World Trade Center par l'islam. »

Le quotidien conservateur The New York Post, qui la cite, la fait entrer dans les circuits de l'information. Ses phrases courtes et explosives font mouche, les chaînes d'informations et les grands networks s'en emparent.

Bientôt, les mobilisations qu'elle organise un peu partout aux Etats-Unis contre l'installation de mosquées attirent les foules… et font capoter certains projets, comme sur l'ile de Staten Island, dans le sud de New York.

Quand les médias l'attaquent, elle affirme que les critiques venues l'« establishment » prouvent au contraire qu'elle dit la vérité. Et quand, le 11 septembre dernier à New York, en compagnie du populiste néerlandais Geert Wilders, elle monte sur l'estrade pour dénoncer le projet de centre culturel islamique new-yorkais, 2 000 personnes (« plusieurs dizaines de milliers » selon elle) l'acclament.

Pamela Geller, « voix puissante, courageuse et éloquente »

Les « pro-mosquée », dans la rue d'à côté, font pâle figure.

« C'est une voix puissante, courageuse et éloquente. J'ai toujours pensé qu'elle serait reconnue », estime Robert Spencer, un chercheur réputé, auteur du site Djihad Watch et avec qui elle a signé un livre : « La Présidence post-américaine : la guerre de l'administration Obama sur l'Amérique. »

L'ascension de Pamela Geller en inquiète plus d'un. Certains y voient le résultat d'une Amérique anxieuse, qui vit mal la crise économique et les changements politiques. D'autres comme Diane Winston, la spécialiste du traitement des religions dans les médias à l'université de Caroline du Sud, accusent les bouleversements du paysage médiatique américain :

« Les journaux sont tellement compromis financièrement qu'ils seraient prêt à écrire sur n'importe qui. La nouvelle écologie de l'info fait qu'il y a une plus grande porosité entre la blogosphère et les médias dit “traditionnels”.

Une fois que l'un de ces derniers, comme le New York Post, cite une blogueuse comme Geller, les autres pourront légitimement la reprendre.

C'est comme la théorie de l'escalade dans les drogues : si on commence par la marijuana, on risque fort de consommer de l'héroïne par la suite. »

Malgré plusieurs tentatives, je n'ai pu obtenir un rendez-vous avec Pamela Geller. Il faut dire que même la presse de qualité s'intéresse à elle : le New York Times a ainsi dressé son portrait. L'Amérique est déjà accro.

source: rue89.com

vendredi 15 octobre 2010

Michael Jackson : une Eglise pour lui rendre un culte !

Michael Jackson passionnait, passionne et passionnera les fans du monde entier. Le "Roi de la pop" est en passe d'être élevé au rang de dieu : certains admirateurs souhaitent se constituer en Église !


Selon RTL, le "Roi de la pop" pourrait être littéralement hissé au rang de divinité. Effectivement, certains fans français du chanteur souhaitent créer une nouvelle religion pour vénérer la mémoire de la pop star. C’est avec cet objectif que la Jackson Community, association française des fans de Michael Jackson, va déposer aujourd’hui de nouveaux statuts pour se transformer en association cultuelle.

La présidente de cette association a expliqué au micro de RTL : "On veut simplement permettre aux fans d’avoir des endroits pour célébrer un culte, une chapelle pour Michael. (…) On n’est pas du tout une secte, on est simplement une association qui cherche à être au plus près de Michael. C’est une idole. Beaucoup de fans le vénèrent comme un dieu."

A noter que la création de cette nouvelle religion est l’unique moyen pour les inconditionnels du chanteur de se rendre sur sa tombe à Los Angeles. En effet, il s'agit d'un lieu fermé aux particuliers, mais qui est ouvert aux Églises. En créant la sienne, l’association française, qui regroupe pas moins de 150 membres, espère obtenir le droit d’aller se recueillir à Los Angeles. La décision finale appartient toutefois au préfet, qui devra déterminer si cette association n'est pas sectaire ou ne poursuit pas une mission contraire à la morale ou à la loi.

source: news-de-stars.com

vendredi 8 octobre 2010

Les eaux s’écartant devant Moïse : une réalité climatique ?

États-Unis – Le site PlosOne vient de publier l’hypothèse de deux chercheurs de l'université du Colorado, selon laquelle de forts vents auraient pu ouvrir aux Hébreux un passage dans les eaux, il y a 3 000 ans, comme le relate la Bible. Une simulation informatique qui suppose quelques réaménagements de ce passage de l’Exode…


Un vent de quelque 100 km/h, soufflant de l’est pendant 12 heures, aurait pu écarter les eaux pendant 4 heures, libérant un passage de 3 km de long sur 5 de large permettant au peuple de Moïse de franchir l’obstacle : telles sont les conclusions de Carl Drews et Weiqing Han, du National Center for Atmospheric Research de l'université du Colorado, à Boulder. Simulant ces conditions sur ordinateur, ils ont virtuellement donné vie à une hypothèse déjà formulée avant eux par d’autres chercheurs.

Le phénomène physique et météorologique - connu sous le nom de "wind setdown" est parfois observable. Mais la thèse rencontre deux contraintes. La simulation ne porte pas, comme le voudrait la Bible, sur la Mer Rouge, trop profonde, mais sur le delta du Nil, plus propice à ce type de phénomène, et géographiquement compatible avec le récit. Drews et Han misent sur un problème de traduction des Écrits, soutenu par certains auteurs : ce n’est pas "Mer Rouge" qu’il faudrait lire, mais "mer de roseaux", ce qui correspond mieux au paysage du nord du Nil. Mais un autre problème, tout simple, est soulevé par Discovery News : comment les Hébreux auraient-ils pu marcher tranquillement avec un vent d’une telle violence ?...


Découvrez une simulation informatique montrant le phénomène : http://www.maxisciences.com/travers%e9e-de-la-mer-rouge/une-simulation-informatique-pour-expliquer-la-division-des-eaux-decrite-dans-la-bible_art9342.html
source: zigonet.com

lundi 4 octobre 2010

DRUIDISME – Une nouvelle religion est née en Grande-Bretagne

Samedi, le druidisme a été officiellement reconnu comme une religion en Grande-Bretagne. La décision émanant de la Charity Commission a réjoui les quelque centaines d'adeptes au culte célébrant la nature en Angleterre

[crédits photo: AFP]


Depuis samedi, le druidisme est devenu une nouvelle religion selon la Charity Commission for England and Wales, une organisation qui dépend d'un département gouvernemental non ministériel qui réglemente les associations caritatives.


Les lointaines origines de la religion païenne

Le druide est un personnage qui appartient à la société celtique. Ce guide spirituel enseigne le culte, la sagesse et la philosophie, archive les faits historiques et constitue une référence en matière de justice. Le druidisme aurait été inventé les Partholoniens, le premier peuple d'Irlande, avant de se propager dans toute l'Europe. Ce culte vénère principalement les esprits de la nature tels que le Soleil, la Terre et les rivières et prône une harmonie entre ceux-ci et les hommes.


Une religion ʺ d'utilité publique ʺ

Le Réseau des druides promouvant des croyances et des objectifs jugés d'intérêt public par la Commission, celle-ci lui a donc accordé donc un statut d'oeuvre de bienfaisance. Concrètement, la reconnaissance du druidisme comme religion officielle implique une exonération des taxes sur les donations. De plus, elle lui confère une légitimité qui évite ʺ beaucoup de problèmes […] et beaucoup d'explications ʺ selon Phil Ryder, le président du Réseau.


La recherche de l'harmonie

Emma Restall-Orr appartient au Druid Network (Réseau des druides) qui compte environ 350 individus. Elle déclare à la chaîne de télévision britannique Channel 4 News que le druidisme repose principalement sur la nature: ʺla nature est sacrée. Il faut vraiment créer une relation durable avec la nature ʺ. Elle ajoute qu'il n'y a rien ʺde plus sinistre que la nature. Elle est belle. Elle est brutale aussi. Si on apprend à vivre avec, on apprend à bien vivre ʺ.

Justine Martin (www.lepetitjournal.com/londres) lundi 4 octobre 2010

vendredi 1 octobre 2010

Les Sacrifices d’Enfants Albinos en Afrique

Les albinos sont pourchassés et sacrifiés en Afrique car on leur voue un "culte" qui nécessite leur sacrifice à cause de croyances et de rites et dont certains font commerce parce qu’ils en ont besoin pour survivre.
En Tanzanie, les albinos, dont des enfants, sont pourchassés et sacrifiés comme l’on pourchasse les éléphants ou les rinhocéros pour leurs ivoire précieuse qui permet aux braconniers de survivre, comme le montre l’article "En Tanzanie, des albinos pourchassés vivent terrés et terrorisés

"Quand il marche dans la rue, Alfred Kapole, sait que ses jambes, ses bras, sa peau, sa langue et ses cheveux valent des milliers de dollars : en Tanzanie les organes des albinos, recherchés pour leurs pouvoirs soi-disant magiques, se vendent à prix d’or. Alors il se cache.


« Un jour, on allait à l’hôpital avec le secrétaire et le trésorier de l’association des albinos quand des ouvriers ont commencé à crier : "tiens, voilà une bonne occasion de se faire du fric" », raconte Alfred, président de cette association pour la région de Mwanza (nord).

Les ouvriers furent arrêtés puis relâchés. « Il y a trop d’impunité, c’est pourquoi nous vivons dans la peur », poursuit-il tremblant comme une feuille, caché derrière ses lunettes et son chapeau de feutre noir.

Comme beaucoup dans son cas en Afrique de l’Est, il a dû quitter son emploi de peur d’être kidnappé, tué et démembré, comme 43 albinos assassinés l’année dernière dans ce pays - sans compter les nourrissons tués par leurs propres parents.

Selon la population, des sorciers utilisent les organes et les os des albinos dans des décoctions porte-bonheur qui, selon les croyances locales, permettent aux chercheurs de diamants de trouver des brillants, tandis que des pêcheurs utilisent leur cheveux pour appâter les poissons du lac Victoria.

En février 2008, Mariam Emmanuel, cinq ans, fut ainsi massacrée dans sa chambre. « En pleine nuit, trois hommes sont arrivés avec des torches. Ils l’ont empoignée et l’un d’entre eux a sorti un grand couteau. Un homme l’a égorgée tandis qu’un autre la maintenait. Elle se débattait », raconte sa soeur Mindi, 12 ans, alors cachée sous ses draps.


« Ils ont recueilli son sang dans un pot, l’ont bu, puis ont coupé ses deux jambes au niveau du genou et ont coupé sa langue. Ils ont mis tout ça dans un sac et sont partis », poursuit la fillette terrorisée.


Selon l’ONG canadienne Under the Same Sun (Sous le même soleil), la Tanzanie compte au moins 170.000 albinos sur une population de 38 millions d’habitants.

L’albinisme est une absence totale de pigmentation dans la peau, le système pileux et l’iris des yeux due à des facteurs génétiques. Les albinos sont victimes de discriminations dans de nombreuses régions d’Afrique, notamment au Burundi où des meurtres rituels ont aussi été enregistrés."

Le gouvernement Tanzanien pout tenter de lutter contre ce fléau à décidé de révoquer les licences des guérisseurs traditionnels qui seraient en partie responsables des sacrifices nécéssaires à certains rites :

"Les guérisseurs traditionnels se trouvent au banc des accusés. Mizengo Pinda, le Premier ministre tanzanien a annoncé, vendredi, qu’il allait révoquer leurs licences. Raison évoquée ? Leur responsabilité dans les sacrifices d’albinos. Une initiative lourdement critiquée par l’association des tradipraticiens tanzaniens."

Mais d’autres pays d’afrique sont touchés par ce fléau, comme le montre l’article Les albinos, victimes de sacrifices humains :

"Ils sont nombreux en Afrique à être atteints de cette maladie, l’albinisme, qui se caractérise par une absence de pigmentation. Outre les problèmes de vue et les risques de cancers de la peau directement liés à cette infection, les albinos font l’objet de croyances persistantes en Afrique. Malgré des campagnes de sensibilisation, les sacrifices humains ont toujours cours sur le continent

Ainsi, il n’est pas rare de voir dans les journaux africains, à la rubrique des faits divers, le meurtre d’un albinos."

En novembre 2008, une fillette de 6 ans à été retrouvée morte, elle était albinos :

"Une fillette albinos de six ans a été tuée d’une balle dans la tête avant d’être décapitée, mutilée des bras et des jambes par des trafiquants présumés d’organes humains, a-t-on appris de source proche de la famille de la victime à Ruyigi, une province de l’est du Burundi où a eu lieu le drame dans la nuit de dimanche à lundi."

Un téléthon à récemment eu lieu à Bamako pour aider ces albinos et qu’ils ne soient plus exclus de la société.

Ces actes horribles nous montrent comme l’on cherche à trouver un sens au mal et à vouloir le camoufler sous d’apparents "rites" nécéssaires, ce n’est pas sans rappeler la croyance très répandue au moyen âge et dans les cultures "primitives" que l’enfant serait l’incarnation du mal et qu’en le sacrifiant, on fait donc partir le mal, mais en réalité, le mal, c’est ce que l’on fait en sacrifiant l’enfant.

L’enfant doit pour survivre dans l’enfance nier ce qu’il ressent, la souffrance et ce qu’ils subis pour pouvoir supporter et "contrôler" tant bien que mal ses souffrances mais ce mécanisme protecteur dans l’enfance est nocif à l’âge adulte, en situation de pouvoir, nier la vérité et que l’enfant a souffert de ce que l’il a subit, conduit à répéter ces actes cette fois non plus en tant que victime impuissante comme l’enfant mais en tant qu’auteur, et conduit a croire que c’était bien parce que l’enfant croit qu’il n’en a pas souffert comme il est déconnecté de ses souffrances insupportables et ingérables pour lui, comme un disjoncteur électrique coupe l’électricité en cas de surcharge.

On ne saurait que conseiller le dernier livre d’Olivier Maurel aux éditions Robert Laffont "Oui, la nature humaine est bonne " qui nous montre comment depuis des millénaires, on a cru que l’enfant était habité par le mal parce que justement pour pouvoir survivre et supporter la violence de l’enfance, on apprend à refuser de voir et de reconnaitre la vérité de ce que l’on fait subir à l’enfant, mais ce même mécanisme de l’enfant pour se protéger est à l’origine de ces crimes atroces, car lorsque l’enfant n’est plus impuissant face à ces parents, mais devenu adulte, ces refus de voir la réalité est desctructeur et dangereux. Ces crimes sont l’oeuvre de ceux qui ne peuvent plus voir la réalité de leur propre enfance.


Alice Miller nous explique d’ou viennent ces crimes et leur répétition dans son article "L’imposture tue l’amour " :

"Je reçois un grand nombre de livres dont les auteurs rapportent des cruautés inouïes qui leur furent infligées dans leur enfance, mais assurent dès les premières pages qu’ils ont tout pardonné à leurs parents. Dans tous ces récits se manifeste clairement le mécanisme de répétition, qui les contraint à reproduire l’imposture dont ils ont, autrefois, été victimes. Il se révèle, en premier lieu, dans l’affirmation, professée par les religions, que le pardon amène la guérison. Ce qui, à l’évidence, est contredit par les faits. Quand on est obligé de prêcher, on n’est pas libre.

Voudrais-je dire par là que lorsque l’adulte pardonne les crimes perpétrés à son égard quand il était enfant, cette démarche est non seulement inefficace mais encore nocive ? Oui, c’est exactement ce que je veux dire. Car le corps ne comprend pas les leçons de morale. Il lutte contre le déni des émotions vraies et pour la prise de conscience de la vérité, qui fut interdite à l’enfant. L’enfant a été obligé, pour survivre, de se mentir et de ne pas voir les crimes de ses parents. L’adulte, lui, n’est pas contraint à se leurrer et à rester aveugle, et s’il le fait, le prix en sera élevé : soit il le paiera lui-même, en perdra sa santé, soit il le fera payer aux autres, à ses enfants, ses patients, ses subordonnés etc.

[...]

Toutes les religions ne s’accordent-elles pas pour déclarer que le pardon mène au Ciel, Job n’a-t-il pas finalement été récompensé d’avoir pardonné à Dieu ? Le patient ne peut attendre aucun secours d’un thérapeute qui s’identifie à ses parents maltraitants. Mais, en tant qu’adulte, il a le choix : s’il s’est aperçu que son thérapeute le mystifie et s’auto-mystifie, il peut le quitter. Il n’est pas obligé de s’identifier à lui et de reproduire ses agissements. Christian, lui aussi, devenu adulte, a acquis la liberté de percer à jour les manipulations de Gustave. De ce fait, il ne risque guère d’infliger le même traitement à autrui.

Mais un enfant ne dispose pas de cette liberté. On ne peut pas échapper à ses propres parents, donc on n’a pas le droit de les percer à jour. Se boucher les yeux permet de survivre. C’est ainsi que fonctionne, depuis toujours, le mécanisme de la maltraitance des enfants. On s’aveugle et on pardonne pour survivre, mais cela mène trop souvent à la répétition des mêmes comportements, dont des innocents feront les frais.

Pour rompre ce cycle infernal, il faut avoir compris que l’amour ne peut pas survivre aux sévices, à l’imposture et l’exploitation sans exiger de nouvelles victimes. Et s’il lui faut des victimes, ce n’est plus de l’amour mais tout au plus la soif d’amour. L’engrenage ne peut être rompu que si l’on fait toute la lumière sur la réalité de son propre passé, sur ce qui est vraiment arrivé. Si je sais, et puis ressentir, ce que mes parents m’ont fait quand j’étais totalement sans défense, je n’ai pas besoin de victimes, chargées de la fonction d’obscurcir ma conscience. Je n’ai plus besoin de mettre en scène, inconsciemment, ce qui m’est arrivé autrefois, et de faire souffrir à cet effet des personnes innocentes. Car aujourd’hui je SAIS. Ce savoir, je ne laisserai personne m’en priver si je veux vivre en individu conscient et non en exploiteur. "

source: agoravox.fr

jeudi 30 septembre 2010

Femmes d'Iran : journée spéciale sur France Culture

Qui sont les femmes qui vivent en Iran ? De quoi rêvent-elles ? A quoi ressemble leur quotidien ? Existe-t-il un féminisme musulman ? Aujourd'hui, France Culture consacre son antenne aux femmes d’Iran, de 6h à 23h. Débats, interviews et reportages permettront aux auditeurs de la radio publique de découvrir autrement celles qui jouent un rôle clé dans la société iranienne. Olivier Poivre d’Arvor, le tout nouveau patron de France Culture, est à l’origine de cette journée spéciale. Il nous a expliqué pourquoi : « L’Iran est un pays que je connais bien. On en parle souvent de manière anecdotique mais on en parle également avec la menace qui pèse sur Sakineh Mohammadi Ashtiani. Je n’ai pas envie qu’on oublie sa situation, surtout qu’elle n’est pas la seule à vivre cela. Les femmes jouent un rôle important dans la société iranienne, j’ai voulu qu’on leur donne la parole et qu’il y ait à l’antenne une diversité des voix iraniennes ». Ainsi, Shirin Ebadi, avocate iranienne et Prix Nobel de la Paix 2003, Chahla Chafiq, écrivaine et sociologue mais aussi Shahnaz Gholami, la militante réfugiée en France et ancienne compagne de cellule de Sakineh, seront au micro de France Culture. Au même titre que des créatrices iraniennes comme la soprane Darya Dadvar, l’actrice Golshifteh Farahani ou la documentariste Sou Abadi.


« Comment traiter le cas de Sakineh ? »

« Le seul homme ‘autorisé’ à parler, ce sera Bernard-Henri Lévy, à l’origine de la mobilisation autour de Sakineh, sinon ce sont essentiellement des femmes », précise Olivier Poivre d’Arvor. « Nous nous sommes demandé comment traiter le cas de Sakineh. Nous voulions aller au-delà de cette situation violente, faire entendre d’autres voix. Avec cette journée spéciale, l’idée n’est pas de monter un dossier à charge contre la politique du gouvernement iranien, même si cela va de soi qu’on va en parler. Il sera aussi question de société, de religion, de féminisme et des créatrices formidable qui vivent en Iran ».

Une journée spéciale qui pourrait donner lieu à de nombreuses autres. France Culture semble vouloir relayer de plus en plus les questions de femmes. « « De temps en temps, pourquoi ne pas faire un focus sur une société, un continent, être le relais des thématiques féminines… », ajoute Olivier Poivre d’Arvor. « Je trouve que les femmes ne sont pas assez présentes sur l’antenne de France Culture. Si on prend la matinale, de 6 à 7 h, il y a une femme mais seulement de manière hebdomadaire, alors que nous avons 5 à 6 chroniqueurs hommes. Aujourd’hui, c’est un vrai sujet de culture de parler des femmes partout dans le monde. Un engagement également. J’ai envie que France Culture soit une radio engagée. » Tout en ajoutant : « Nous avons quelques Iraniennes dans la maison, elles nous ont aussi fait comprendre qu’elles sont indispensables ! »

 France Culture/Journée spéciale Femmes d’Iran, jeudi 30 septembre de 6h à 23h.

Légende : Jeunes filles à Chiraz devant le tombeau de Hafez, en Iran.

source: elle.fr

vendredi 17 septembre 2010

Polémique autour d'une gargouille lyonnaise

Lyon, France - Alors que la cathédrale Saint-Jean est actuellement en cours de restauration, une polémique a éclaté autour d'une gargouille... à l'effigie du chef de chantier Ahmed.


La gargouille en question représente bien le chef de chantier, et elle est accompagnée de l'inscription "Dieu est grand", et cela en français ainsi qu'en arabe. Si la plupart des passants ne remarquent pas cette gargouille située sur le bâtiment classé par l'Unesco, il n'empêche que pour certains, cela est inacceptable.

Et un passant à qui on a fait remarquer la statue d'expliquer à l'AFP : "Ah bon? C'est un musulman ? Je ne suis pas choquée, juste étonnée". De son côté, le chargé de communication à l'archevêché de Lyon explique : "Il n'y a eu aucune interdiction, ni aucune autorisation de l'Eglise. Dans l'histoire, les gargouilles ont toujours été des figures profanes laissant parfois la place à la satire ou l'ironie. En outre, elles ne sont pas dans l'église, mais à l'extérieur". Le principal intéressé, Ahmed, assure qu'il respecte tous les lieux sacrés : "Je suis Français, musulman pratiquant, et je travaille depuis toujours sur des monuments historiques. Je peux travailler sur des mosquées, des synagogues [...] c'est une tradition du Moyen-Age de représenter par des gargouilles certains des artisans qui ont travaillé sur le chantier des cathédrales, c'est ce qu'a fait le tailleur de pierres Emmanuel Fourchet, même si la plupart des gargouilles représentent des animaux fantastiques".

zigonet.com

dimanche 5 septembre 2010

Apéro "anti-islam" à Paris: peu de monde mais une ambiance tendue

LePost

En fin d'après-midi ce samedi a eu lieu à Paris un apéro se présentant comme "républicain" pour célébrer les 140 ans de la IIIème république. Le but de celui-ci était avant tout de se réunir contre ce que les organisateurs appellent "l'offensive islamique". La préfecture de police avait estimé qu'il n'y avait pas de raison d'interdire l'événement.

200 personnes présentes


Les organisateurs attendaient 5.000 personnes, il n'y en a eu que 200, soit à peu près autant que de policiers, relate BFM TV. Il n'y en a que peu qui étaient venus pour "boire un coup" ou "manger un morceau".

Ambiance tendue

Plusieurs altercations ont eu lieu sur place avec "des passants venus exprimer leur mécontentement" et des manifestants, selon BFM TV. Certains manifestants ont dû être éloignés de force par la police.

(Source : BFM TV)

Un jeune musulman pris à parti

Les journalistes de BFM étaient présents lors d'une discussion assez vive entre des manifestants et un jeune musulman.

Ambiance : "Moi je suis un bon Français, normal comme tout le monde. Quand moi j'vois un ami et que je le reçois : je lui offre un verre. Bois avec nous", dis un manifestant à ce musulman.

Celui-ci lui répond : "Je bois pas d'alcool. (C'est pas de l'alcool c'est du vin rétorque un autre manifestant ) Je bois pas d'alcool, c'est pas une obligation de boire de l'alcool. (...)"

Il continue : "Mais je vous respecte. Jamais je vous manquerai de respect, jamais je ne vous agresserai. Jamais je ne vous imposerai quoi que ce soit ou vous forcerai à être comme moi, ou à croire en ma religion. Mais on vous demande de nous respecter. N'ayez pas peur de nous".
compteur pour blog